Ouargla: violents heurts entre des chômeurs et la police
Deux manifestants ont été légèrement blessés, hier, à Ouargla lors de violents heurts entre des dizaines de chômeurs et les forces de police qui ont utilisé des gaz lacrymogènes et tirer en l’air des balles en caoutchouc pour disperser les manifestants qui s’étaient rassemblés non loin de l’ancien siège de daïra au centre-ville ; non loin de là ,un autre groupe de chômeurs ont pris en otage un fourgon de la gendarmerie qui était néanmoins vide.
Les chômeurs ont bloqué l’accès à la daïra, empêchant les gens d’y accéder ce qui a conduit à l’intervention des forces de polices qui ont essayé de les raisonner mais sans succès. Par la suite de violents heurts ont éclaté entre les deux parties et les forces de l’ordre ont dû arrêter deux manifestants légèrement blessés.
Au cours de la journée, toute la région a connu un renforcement du dispositif sécuritaire suite à des manifestations qui se sont déroulées à travers plusieurs communes et quartiers notamment à Aïn El Beïda , Ziania et la route des poids- lourds où des chômeurs ont installé des barricades au niveau de la nouvelle gare routière. Un fourgon de la Gendarmerie nationale avec son chauffeur à bord a été pris en otage avant l’intervention des forces anti-émeute qui l’ont libéré et ouvert la route à la circulation.
Les chômeurs ont déclaré à Echorouk que ses heurts sont dus à la non-prise en charge du dossier du logement par les autorités locales ,ils ont affirmé qu’ils refusaient avoir affaire avec certains responsables dont le chef de cabinet du wali et le directeur de l’ANEM qui a abandonné son bureau depuis des mois ; les protestataires ont par ailleurs réclamé l’envoi d’une commission d’enquête contre le directeur général de la société pétrolière ONSP sise à Hassi Messaoud qui a enfreint la loi en employant des personnes étrangères à la région.
Les manifestants ont par ailleurs affirmé que le wali avait reconnu ,avant-hier ,lors d’une rencontre avec les chômeurs qu’il avait diligenté une commission d’enquête contre certains responsables tout en leur demandant de s’armer de patience et de sagesse jusqu’a ce que la commission présente son rapport .