Ould Kablia: «Le mal est en nous… inutile d’évoquer la main étrangère»
Daho Ould Kablia, ancien président de l’Association des anciens du MALG (Ministère de l’Armement et des Liaisons générales) a indiqué qu’il était inutile d’imputer ce qui se passe au pays à des mains étrangères, affirmant que l’opacité qui caractérise la situation du pays est due à la main intérieure.
Intervenant lors d’une conférence de presse animée jeudi à la salle des conférences de l’université de Boumerdès en marge de la Journée nationale de l’Etudiant, l’ancien ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales a confié que « Le mal est en nous », affirmant que le jour où on aura rectifié nos erreurs tout ira mieux, ajoutant qu’il était inutile d’évoquer la main étrangères car, selon lui, les problèmes actuels du pays sont internes.
« Les dangers sont réels », estime-t-il, avant d’ajouter qu’il était de nature optimiste en dépit du brouillard qui plane sur l’Algérie, ce qui interpelle le système de savoir ce qu’il fait et dans quelle direction il se dirige.
S’agissant de l’Histoire du pays 1962 (Indépendance) à ce jour, le conférencier dira «nous ne parlons pas politique », ajoutant que les cadres du MALG, y compris ceux qui ont occupé de hautes fonctions n’avaient pas le pouvoir de décision, mais ils étaient orientés, estimant que « c’est pour cela que le pays s’est retrouvé dans l’impasse ». « Le régime est despotique», soutient-il.
Interrogé sur la différence entre le « DRS » et le « MALG », Ould Kablia dira que beaucoup font l’amalgame entre les deux appareils, estimant que leurs objectifs diffèrent, dont celui d MALG était de combattre l’ennemi aux plan militaire et politique.
Pour lui, le MALG ne signifie pas le système mais un service de renseignements destiné directement à connaître l’ennemi et le combattre.
« Nous restons fidèles aux principes que Abdelhafid Boussouf nous a inculqués », confie-t-il.