-- -- -- / -- -- --
إدارة الموقع

Ould Kablia : « Nos relations avec la Libye seront tendues au cas où les rebelles arrivent au pouvoir »

الشروق أونلاين
  • 1747
  • 0
Ould Kablia : « Nos relations avec la Libye seront tendues au cas où les rebelles arrivent au pouvoir »

Les rebelles libyens et le Conseil national libyen de transition (CNT) se sont attaqués à notre pays. Ils nous ont accusé. Au cas où ils arriveraient au pouvoir en Libye, je pense que les relations entre nos deux pays seront très tendues, a estimé le ministre de l'Intérieur et des Collectivités locales, Dahou Ould Kablia, lors d'un entretien qu'il a accordé, lundi, au journal Echorouk

 

 Echorouk : la situation est très tendue en Libye, une véritable guerre est déclenchée entre les pros-Kadhafi et les rebelles, pensez vous aujourd’hui que nos frontières Est sont sécurisées ?

M. Dahou Oul Kablia : vu ce qui se passe sur le territoire Libyen, il existe des risques sécuritaires, ceci dit que nos frontières peuvent être non sécurisées, notamment pour les terroristes qui peuvent s’infiltrer sur le territoire national. Mais nous avons prix toutes les dispositions nécessaires. En effet, nous avons décidé d’intensifier les contrôles et la surveillance de nos frontières Est. En plus de cela, nous avons prix des mesures sécuritaire exceptionnelles.

Echorouk : en dépit des démentis des autorités nationales officielles, le Conseil nationale libyen de transition (CNT) continue toujours d’accuser notre pays de transporter des mercenaires en Libye, qu’en dites-vous sur cette question ?

M. Dahou Oul Kablia : les accusations du CNT ne sont que des purs mensonges. Personnes ne pourra croire ces présomptions infondées. La glorieuse histoire de notre pays montre que l’Algérie a toujours respecté les volontés des peuples sans s’ingérer dans les affaires internes des pays.

Echorouk : le ministre des Affaires étrangères a exclu l’idée de l’arrivée des rebelles au pouvoir en Libye, au cas où cela arriverait un jour, comment-voyez vous les relations entre l’Algérie et la Libye ?

M. Dahou Oul Kablia : les rebelles se sont attaqués à notre pays. Ils nous ont accusé.  Au cas où ils arriveraient au pouvoir en Libye,  je pense que les relations entre nos deux pays seront très tendues. 

Echorouk : quels sont les dossiers classés « prioritaires » parmi les lois qui seront modifiés ?

M. Dahou Oul Kablia : il s’agit notamment de la loi électorale et la loi sur les partis politiques. Les circonstances actuelles nous imposent d’achever les deux projets en parallèle pour permettre à l’administration et aux partis politiques d’avoir des références juridiques pour l’encadrement des prochaines échéances électorales à l’instar des élections législatives prévues en 2012.

Echorouk : quelles sont les lacunes qui se trouvaient dans les anciennes lois ?

M. Dahou Oul Kablia : la loi électorale comporte deux volets. Le premier purement administratif relatif à la préparation des élections. Le deuxième volet porte sur les conditions de se porter candidat au sein des partis politiques. Sur ce dernier point nous avons constaté des lacunes et des manques qui devaient être corrigés.

Echorouk : est ce que cela veut dire que les lacunes enregistrées au niveau des conseils élus sont dus à la loi électorale ?

M. Dahou Oul Kablia : tout à fait. Les lacunes enregistrées dans cette loi ont pour résultats des conseils élus  inefficaces. La deuxième lacune est liée au mode du suffrage. L’Algérie utilise le mode de liste relative. Toutefois, certains acteurs demandant l’utilisation des listes majoritaires ou le vote en déterminant les noms des personnes.  En plus de tout cela, l’ancienne loi prive les partis politiques qui obtiennent moins de 7 % des voies de la représentativité au sein des conseils locaux.

Echorouk : concernant l’amendement de la constitution, est ce que l’article portant sur la limitation du nombre des mandats sera amendé ?

M. Dahou Oul Kablia : l’amendement de la Constitution sera différent des textes  législatifs ordinaires. De nombreux acteurs peuvent faire des propositions sur cet amendement, tels que les partis politiques, l’administration, la société civile etc. Ces propositions devront être adressées au président de la république vu qu’il est le seul habilité à amender la constitution. Par la suite, le Chef de l’ État étudie ces différentes propositions afin d’élaborer un nouveau texte qui sera, selon le choix du président de la république,  soit présenté au vote au parlement, soit il le soumettra à un referendum populaire. En ce qui concerne l’article portant sur la limitation du nombre des mandats présidentiels, je me trouve dans l’obligation de me référer à la déclaration du Chef de l’ État qui a affirmé que l’amendement de la constitution sera « profond ». Ainsi, je n’exclus pas que certaines propositions porteront sur ce point. Tout est possible, et cela dépend également du groupe de travail qui se chargera de cette opération.

 Echorouk : plusieurs acteurs de la scène politique nationale estiment que les articles de la constitution sont excellents, cependant ils critiquent le fait que ces articles ne sont pas appliqués sur le terrain. L’amendement prévu sera-t-il en mesure de faire appliquer et respecter les articles de la nouvelle        Constitution ?

M. Dahou Oul Kablia : il est vrai que la Constitution n’est pas appliquée comme il se doit sur le terrain. Je pense que toutes les libertés sont garanties constitutionnellement par les articles 30 jusqu’à 50. Cependant l’application de ces articles a été empêchée par des raisons politiques et bureaucratiques, en plus, bien sûr, du facteur sécuritaire et de l’état d’urgence.

Echorouk : qu’en est-t-il du système politique algérien ?

M. Dahou Oul Kablia : certaines parties estiment que le système algérien n’a pas changé depuis l’indépendance de notre pays en 1962. Ceci est faux, car le système algérien a changé plusieurs fois. Certes il y a quelques ressemblances entre les régimes de Ahmed Benbella, de Houari Boumediene, de Chadli Bendjedid, de Mohamed Boudiaf, de Liamine Zeroual et de Abdelaziz Bouteflika, cependant je trouve que tous ces régimes sont différents. 

Echorouk : en dépit de la levée de l’état d’urgence, les marches de samedi à Alger sont toujours interdites, pourquoi ?

M. Dahou Oul Kablia : les marches organisées à plusieurs reprises les samedis et les protestations à caractère politique ont montré leurs échecs. Ces manifestations ne sont en fin de compte que des manœuvres exhibitionnistes. Quoique nous leurs avons proposé des facilitations pour organiser des rassemblements et des rencontres dans des salles et d’aller s’exprimer à la télévision, toutefois Saïd Sadi et Ali Yahia Abdennour refusent cela.

 

 

 

 

Ajoutez un Commentaire

Tous les champs sont obligatoires et votre e-mail ne sera pas publié. Veuillez respecter la politique de confidentialité.

Votre commentaire a été envoyé pour examen, il sera publié après approbation!
Commentaires
0
Pardon! Il n'y a pas de contenu a afficher!