Ould Khelifa: «Benghebrit est plus musulmane que d’autres»
La question des origines ethniques de la nouvelle ministre de l’Education nationale, Nouria Benghebrit qui a fait polémique, refait surface à l’occasion du débat du plan d’action du gouvernement.
C’est le député FLN, Mohamed Sidi Moussa qui a évoqué à nouveau cette question lors de son intervention à l’hémicycle. Une intervention qui a déplu au Premier ministre, Abdelmalek Sellal qui donne un signal au président de l’Assemblée populaire nationale (APN), Larbi Ould Khelifa d’arrêter l’allocution du député en question.
Il est à noter que Mohamed Sidi Moussa a concentré son allocution sur Benghebrit qu’il tentait de défendre, en soulignant que « la pensée politique islamique n’exige pas du ministre d’être musulman, mais elle exige plutôt la compétence et le savoir ». « Ce sont les deux critères qu’on trouve chez la ministre de l’Education », selon le député qui ajoute que « Benghebrit est animée d’une grande volonté de réformer le système éducatif plongé dans la médiocrité et l’anarchie ».
En réaction à l’intervention de Mohamed Sidi Moussa, le président de la Chambre basse du Parlement s’est adressé au député FLN « ce n’est pas à vous de juger la ministre de l’Education, elle est plus musulmane que d’autres ». En effet, Ould Khelifa a tenté par cette démarche amener le député FLN à évoquer d’autres questions que les origines ethniques de ladite ministre qui n’a pas assisté aux travaux de l’Assemblée en matinée en raison de ses préoccupations du déroulement des épreuves du Bac qui s’achèvent jeudi.
Il est à noter que les députés du FLN n’ont pas tari de louanges le plan d’action du gouvernement présenté par Sellal devant les membres de l’APN. Les députés PT ont de leur côté réitéré leur appel à la dissolution du Parlement et à organiser des élections législatives anticipées, chose qui n’a pas plu aux députés FLN, dont Mohamed Sidi Moussa n’a pas épargné d’ailleurs de ses critiques certaines formations de l’opposition qu’il juge incapables de présenter une véritable alternative au pouvoir.
« Il demeure possible de parler d’opposition boko kalam (bavarde)», juge-t-il en faisant allusion à la patronne du Parti des travailleurs (PT), Louisa Hanoune qui, selon lui, se place tantôt au côté de l’opposition tantôt au côté des partisans du pouvoir.