Panama Papers: «Bejaoui a fondé 17 sociétés fictives»
De nouvelles révélations entrant dans le cadre du scandale des « Panama Papers » mettent en lumière l’utilisation de sociétés écrans par des entrepreneurs et officiels de pays africains, dont l’Algérie pour dissimuler les profils générés par la vente de ressources naturelles et les pots-de-vin payer pour avoir accès à celles-ci.
Les nouvelles révélations publiées par le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ) ainsi dans plusieurs journaux internationaux, évoquent Farid Bejaoui qui se trouve actuellement dans une réplique du quartier américain huppé de Beverly Hills à Dubai,dont les sociétés Offshore sont qualifiées de « Carrefour des flux financiers illicites »,est celui à travers lequel la famille Khelil a bénéficié des contrats signés avec l’italien Saipem.
Les révélations affirment que Farid Bejaoui avait fondé 17 sociétés écrans (fictives),sur lesquels le parquet de Milan enquête dans le cadre des faits de corruption qui ont eu lieu entre 2007 et 2010.La Collingdale Consultants INC ,une de ces sociétés qui a servi comme canal de détournement de 15 millions d’euros aux associés et à la famille de Chakib khelil.
Pour alimenter ses comptes et les mettre à l’abri des yeux des curieux ou d’éventuelles recherches, Farid Bejaoui les a disséminés à travers plusieurs pays et continents à l’instar de : Hong Kong, Dubai, Beyrouth, Londres, Singapour et Suisse.
Le Journal New York Times a notamment relayé que certains objets précieux de Bejaoui (Yacht,toiles de peintres célèbres…) ont été saisis par les services de sécurité en France et au Canada, tandis que la justice américaine enquête sur trois de ses propriétés, dont celle de la fameuse cinquième avenue de Manhattan,à New York, estimée à 28.5 millions de dollars.
«Farid Bedjaoui occupe la cour de l’hôtel Bulgari à Milan, un palais rénové du XVIIIe siècle niché entre les jardins botaniques et le théâtre La Scala. Sur cinq ans, la note d’hôtel de Bedjaoui a largement dépassé les 100 000 dollars», décrit le rapport de l’ICIJ, en notant que Bedjaoui y recevait des responsables et cadres du gouvernement algérien ainsi que des dirigeants de Saipem.