Paris aligne les pensions de retraite des anciens combattants étrangers sur celles des français
Le président français Nicolas Sarkozy a décidé d’octroyer les mêmes pensions de retraite pour les anciens combattants français et pour ceux issus des anciennes colonies, dont l’Algérie. Cette décision coïncide avec la fête nationale française célébrée le 14 juillet de chaque année.
- Le président français a fait part de sa décision lors d’un déjeuner avec 13 chefs d’Etat d’anciennes colonies françaises. Ainsi, l’appel de milliers d’algériens, notamment, a enfin trouvé écho, d’autant qu’il y avait auparavant une discrimination claire entre les anciens combattants français et ceux issus des anciennes colonies françaises.
- Environs 15 mille algériens mobilisés dans les guerres menées par la France bénéficieront de cette mesure. Ceux d’entre eux qui ont pris les armes contre leur pays entre 1954 et 1962 ont fui vers la France pour la plupart. Cependant, la nouvelle mesure ne concerne que ceux qui résident en dehors de l’hexagone.
- Pour Sarkozy, la démarche constitue une reconnaissance envers des anciens combattants qui bénéficieront désormais des mêmes avantages de retraites que leurs frères d’armes français.
- Si la décision est entérinée, le président français n’a pas précisé si les bénéficiaires auront droit à des indemnisations avec effet rétroactif, et si les héritiers ou ayants droits des anciens combattants, aujourd’hui décédés, seront dédommagés.
- L’ancien président français, Jacques Chirac, avait, en 2006, pris la décision d’aligner les pensions de retraite des anciens combattants français et ceux issus d’anciennes colonies françaises, mais la mesure a été retardée dans des circonstances assez obscures, avec l’arrivée de Nicolas Sarkozy à la tête du pouvoir. Ce n’est que quatre après, que la décision refait surface.
- Si les combattants étaient sur le même champ de bataille, dans le même camp, le français percevait jusque là environ 690 euros mensuellement, le sénégalais touchait 230 euros, le camerounais 104 euros, alors que le tunisien, le marocain et l’algérien avaient droit à 61 euros par mois.