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Le grand revirement

Paris “favorable” aux dialogues avec les djihadistes au Sahel

Echoroukonline
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Paris “favorable” aux dialogues avec les djihadistes au Sahel
D.R
Emmanuel Macron rencontre des soldats français

Un revirement à 180! La France qui s’opposait fermement à toute négociation avec les groupes terroristes semble prôner désormais cette voie tout en excluant en revanche des contacts avec les directions d’Al-Qaïda et du groupe État islamique au grand Sahara (EIGS).

«Des négociations sont possibles au Sahel avec des éléments des groupes djihadistes, mais restent exclues avec les directions d’Al-Qaïda et du groupe État islamique», ont rapporté des médias français citant l’Elysée.

En attendant de procéder à un retrait partiel de ses troupes déployées au Sahel, la France entend ouvrir des pourparlers avec les djihadises qui sévissent dans la région.

«Avec les terroristes, on ne discute pas. On combat.», a pourtant déclaré le président français Emmanuel Macron dans un entretien accordé fin novembre à Jeune Afrique.

Le Mali semble quant à lui presser le pas, son Premier ministre de transition, Moctar Ouane, a exprimé le souhait de son gouvernement «d’engager le dialogue avec tous les ­enfants du Mali sans exclusive, affirmant vouloir être en phase avec la volonté des Maliens et de tenir compte des réalités nationales».

«On mène une guerre contre deux organisations qui ne sont pas sahéliennes mais internationales et qui mènent un combat terroriste au-delà de la région», a relevé une source à l’Élysée dans un entretien avec l’Agence France-Presse (AFP). Avec l’État islamique au grand Sahara (EIGS), désigné comme l’ennemi numéro un lors du sommet de Pau en janvier 2020, « il n’y a pas de négociation possible, il n’y en aura pas et personne ne le demande dans la région », estime l’Élysée.

«Personne n’a jamais réussi à négocier avec Al-Qaïda et ce n’est pas la France qui va le faire», a affirmé la présidence française qui semble écarter tout dialogue avec Al-Qaïda, estimant que la question est plus complexe avec le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM, également appelé Jnim selon l’acronyme arabe), alliance d’organisations qui a prêté allégeance à cette organisation.

Selon toujours la même source, «Il n’y a aucune raison pour la France de faire obstruction à de telles discussions» entre les États du Sahel et ces groupes», dont certains éléments du GSIM «ont un agenda beaucoup plus national, souvent opportuniste, parfois régional».

Ainsi, l’Elysée semble écarter le recours à la lutte en déclarant qu’«avec ces interlocuteurs-là, il est possible d’avoir une autre réponse que celle de la lutte antiterroriste».

Paris sous le feu des critiques

Force est de rappeler que Paris a été vivement critiqué au lendemain de la libération de la dernière otage française, Sophie Pétronin, le 8 octobre dernier, après quatre ans de captivité au Mali, en contrepartie de la libération de 200 terroristes par les autorités maliennes et le versement d’une importante rançon aux groupes terroristes.

Arrestation à Tamanrasset d’un des 200 terroristes libérés au Mali

En effet, les autorités algériennes n’ont pas caché leur inquiétude quant à l’identité des terroristes libérés. D’ailleurs, le 16 novembre dernier, des services spécialisés du ministère de la Défense nationale (MDN) ont arrêté El Hocine Amar Ould Maghnia, dit « Maïs » à Timaouine, dans la wilaya de Tamanrasset. «Il [le terroriste] compte parmi ceux qui ont bénéficié de l’accord ayant abouti, après des négociations conduites par des parties étrangères, à la libération par les autorités maliennes de plus de 200 terroristes, et ce, en plus du versement d’une importante rançon au profit des groupes terroristes, en échange de la libération de trois otages», a annoncé un communiqué du ministère de la Défense nationale.

Vers le retrait de 600 soldats français

La France réfléchit depuis quelques semaines à une possible réduction des effectifs de Barkhane, selon plusieurs sources contactées par l’AFP. Il s’agit de rappeler des 600 hommes supplémentaires envoyés sur zone, sur un total de 5 100 aujourd’hui, après le sommet de Pau, a précisé lundi la présidence. «Les indications vont plutôt dans le sens d’un retrait de ces renforts, au regard des résultats obtenus sur le terrain et de la capacité de nos partenaires sahéliens à assumer le service après-vente, c’est-à-dire le travail de stabilisation une fois les territoires reconquis», a-t-elle expliqué. «Les décisions ne sont pas prises et dépendent des concertations» entre Paris et ses partenaires, ainsi que du rôle des Nations unies et de l’Union européenne, selon la même source.

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