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Paris : Les journalistes dénoncent des violences de la part des forces de l’ordre

Echoroukonline
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Paris : Les journalistes dénoncent des violences de la part des forces de l’ordre

Malgré l’interdiction du rassemblement, au moins 2 000 personnes se sont rassemblées à Paris. Des journalistes racontent avoir reçu des coups en documentant les interpellations de participants.

“Je sors des urgences, entorse au poignet après ce coup”, rapporte sur Twitter Pierre Tremblay, journaliste au HuffPost. Le reporter a participé, samedi 8 juillet, au rassemblement à Paris en mémoire d’Adama Traoré, lors duquel plusieurs journalistes ont dénoncé des violences de la part des forces de l’odre. Malgré l’interdiction de l’événement par les autorités, au moins 2 000 personnes se sont rassemblées dans la capitale.

Après les demandes de dispersion et quelques verbalisations constatées par l’AFP, les manifestants sont partis en cortège, dans le calme, avant qu’Assa Traoré, la sœur d’Adama Traoré, ne leur demande de se disperser “sans violence”. Deux personnes ont alors été interpellées, dont Youssouf Traoré, l’un des frères d’Assa Traoré. Son interpellation musclée a été filmée par plusieurs témoin : on le voit notamment résister puis être plaqué et maintenu face au sol par plusieurs policiers.

“J’ai fini au sol”

Plusieurs journalistes ont dénoncé sur les réseaux sociaux, images à l’appui, avoir été violemment repoussés par des policiers en couvrant ces interpellations. Reporters sans frontières (RSF) s’est ému d’une “violation inacceptable de la liberté d’informer”.

Nous étions plusieurs journalistes à filmer une interpellation d’un membre du collectif La Verite pour Adama quand la Brav-M nous fait tomber au sol”, a écrit le journaliste indépendant Clément Lanot sur Twitter. “J’ai fini au sol, sans comprendre ce qu’il se passait. Mes collègues m’ont dit ‘tu as une bosse'”, a-t-il raconté sur BFMTV.

“Un groupe de policiers de la Brav-M essaye de discuter avec ce frère, et tout d’un coup ça part en tensions. Ils tentent de l’interpeller, au passage il perd ses chaussures. Nous journalistes, on est à 2-3 mètres d’écart. Avec mes collègues, on prend de l’avance sur le chemin des policiers pour pas les gêner, et mon collègue Florian Poitout finit au sol, projeté. On était vraiment à distance, on gênait pas”, étaye-t-il. “J’essaye de le relever et je finis aussi au sol, projeté, sans comprendre ce qu’il se passait, alors qu’on était plusieurs journalistes identifiables.”

Le journaliste du HuffPost Pierre Tremblay raconte avoir reçu un violent coup de bouclier d’un membre de la Brav-M et s’être retrouvé au sol. “Les journalistes devraient, pouvoir couvrir de tels événements, et rendre compte du comportement des autorités, sans crainte de se prendre eux-mêmes des coups de la part de policiers”, a défendu le directeur de la rédaction du HuffPost.

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