Tels sont les arguments des membres du Medef qui souhaitent faire prospérer leur présence économique en Algérie. D’autant que le programme quinquennal 2009-2014 qui est doté d’un matelas de 150 milliards de dollars fait de l’Algérie une opportunité permettant de belles perspectives. Lors de son passage devant les députés, en mai passé, le premier ministre Ahmed Ouyahia avait, alors, rappelé que les 250 milliards de dollars d’investissement publics déjà engagés durant les deux précédents plans quinquennaux, avait annoncé que le nouveau programme de 150 milliards de dollars devra créer les “conditions objectives” d’un développement “équilibré et pérenne” ne se basant pas seulement sur la rente pétrolière ». C’est là, la même optique de Reda Hamiani. Le président du FCE qui a déclaré lors de cette rencontre et faisant allusion à la loi de finance complémentaire 2009 qui a fait grincer des dents certains partenaires de l’Algérie, que « mon pays a pris un certain nombre de mesures pour limiter le déséquilibres de la balance des paiements en raison d’une part de la chute du parole et d’autre part de l’accroissement considérable de nos importations qui frisent les 40 milliards de dollars en 2008». Le patron des patrons algériens qui annonce qu’un projet de banque d’investissements et d’un fond de garantie de l’investissement est en train de mûrir entre les deux parties, estime que « L’ouverture du commerce extérieur de l’Algérie doit favoriser le développement des capacités productives nationales ». Le dernier quitus donné par le FMI attestant de la bonne santé de l’économie algérienne qui se poursuit à bon rythme et prévue atteindre les 5 % en hors hydrocarbures pour 2009 est une autre garantie aux yeux de beaucoup d’investisseurs étrangers, jusque là réticents.