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Parti faire une Omra, il se retrouve dans une prison irakienne accusé de terrorisme

الشروق أونلاين
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Parti faire une Omra, il se retrouve dans une prison irakienne accusé de terrorisme

La vie de Tarek Rif, un Algérien âgé de 35 ans, originaire de Baraki à Alger, a changé le jour où il a décidé de se rendre en Irak au lendemain de l’invasion de ce pays en mars 2003. Avant son départ, il a dit à sa mère et sa famille qu’il a allait effectuer une Omra à la Mecque.

 « Mon frère n’était pas parti en Irak pour le djihad (la guerre sainte). Certes il avait de la sympathie pour ce pays comme un grand nombre d’Algériens, mais il n’a rien à voir avec les groupes terroristes », a indiqué à Echorouk un frère de Tarek. L’histoire de cet Algérien a commencé en mars 2003 après l’invasion de l’Irak. En 2004 Tarek a décidé de se rendre en Arabie saoudite puis en Irak. Lorsqu’il était en Arabie saoudite où il était resté environ deux ans, il a été en contact permanent avec sa famille en Algérie. Mais une fois qu’il s’est rendu en Irak, sa famille a perdu tout contact avec lui. « Nous avons perdu toute nouvelle de mon frère à partir de 2006. En 2010 nous étions surpris de voir ses photos à la télévision. A ce moment on l’a présenté comme étant un terroriste et un responsable militaire d’al-Qaïda au Irak », a raconté le frère de Tarek. Après les photos de Tarek montrées à la télévision,  la famille n’a pas eu de ses nouvelles. Mais il y a environ trois mois un prisonnier algérien en Irak fraîchement libéré a transmis un message de Tarek à sa famille. Et grâce à un numéro de téléphone de la Croix- Rouge figurant sur son message, le frère de Tarek et Echorouk ont pu le joindre. C’est là que Tarek nous a raconté ce qu’il a subi et ce qu’il subit encore dans la prison irakienne de Tidji (Bagdad). D’après ce qu’il nous a raconté, Tarik a été sauvagement torturé. Lors des interrogatoires, les geôliers et les services irakiens utilisaient l’électricité pour lui soustraire des informations. « En plus de la torture, il arrive qu’on nous vend la nourriture dans la prison de Tidja », a indiqué Tarek.

 Amine le frère de Tarek s’est aussi perdu en Irak

Le drame de la famille Rif de Baraki ne s’est pas arrêté à l’affaire de Tarek. En effet, Amine le jeune frère de Tarek, né en 1982, s’est rendu aussi en Irak en 2007. Un mois après son arrivée dans ce pays, il contactera sa famille et la rassura. Cependant le contact avec lui a été interrompu depuis 2009. La famille Rif qui souffre le martyre depuis des années espère qu’elle reverra un jour ses deux enfants. « Nous vivons dans l’espoir de voir Tarek libéré et d’avoir de bonnes nouvelles d’Amine », ont dit à Echorouk les membres de la famille Rif.

 

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