Plan d’unification de l’Algérie et la Libye : l’armée avorte le plan de Kadhafi et de Chadli
Un document historique en possession d’Echorouk révèle les motifs du refus de l’institution militaire l’offre libyenne portant sur la création d’une union algéro-libyenne.
La commission de travail spécialisée chargée par le ministère de la défense d’étudier la proposition libyenne en mois de septembre 1987 l’a refusé à cause de l’avant projet de constitution que voulait imposer Mouammar Kadhafi en exerçant une pression sur Chadli Bendjedid. Ce dernier a failli céder devant la pression et la persistance de Kadhafi n’était-ce les mises en garde directes et l’alerte rouge provenant de l’institution militaire. Le refus était catégorique d’autant plus que Kadhafi avait parlé de la création d’un commandement militaire commun alors qu’il existe une très grande différence entre les armées des deux pays sans parler des différences stratégiques. L’institution militaire avait indiqué à l’époque que la proposition libyenne était vouée à l’échec sur les plans politique, militaire, régional et international. Elle a ainsi conclu l’impossibilité de réaliser une union avec un Etat dont le système de défense est complètement différent de celui de l’Algérie. En effet, le système de la défense algérien est basé sur le peuple alors que le système libyen est basé sur des éléments étrangers. L’institution militaire à par ailleurs mis en garde contre les conséquences négatives d’une telle union sur l’Algérie au plan internationale, notamment auprès des pays occidentaux. Parmi les autres motifs du refus, le fait que Mouammar Kadhafi avait toujours en tête des ambitions expansionnistes. En effet, il avait auparavant proposé à l’ancien président algérien Houari Boumediene de créer un empire au Maghreb arabe au détriment de la Tunisie et du Maroc. En effet, pour exécuter son plan diabolique, il avait demandé à l’Algérie d’envahir le Maroc et lui il ferait la même chose en Tunisie. Mais l’Algérie lui a fait comprendre que cela est hors de question.