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Première riposte aux « dérives » maliennes : l’Algérie boycotte la réunion de Bamako

الشروق أونلاين
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Première riposte aux « dérives » maliennes : l’Algérie boycotte la réunion de Bamako

L’Algérie a été le grand absent de la réunion de Bamako, qui, organisée entre le 22 et le 24 juin, sous l’égide de l’ONU, s’est articulé autour de la lutte contre la drogue et la criminalité, en collaboration avec l’Etat du Mali.

  • Ce premier séminaire des pays sahéliens a connu la participation du Mali, du Niger et du Burkina Faso, mais avec l’absence remarquée de l’Algérie et de la Mauritanie, ce qui a vidé la rencontre de tout contenu consistant, considérant que l’Algérie reste le maillon fort de la lutte antiterroriste au niveau saharo-sahélien. La première conséquence de cette absence est que la réunion de Bamako ne peut prendre aucune décision qui engage les autres pays, minimisant de  beaucoup la portée de la réunion de Bamako.
  • Afin de prévenir toute action future que l’Algérie pourrait prendre, le ministre malien de la Justice Maharafa Traoré, a laissé entendre que le Mali ne se désengage pas de ses attaches antérieures, allusion faite à la réunion de Tamanrasset, au cours de laquelle le Mali s’était engagé de coordonner avec les autres pays de la région, sans qu’il y eu « intercessions » de parties tierces. Le propos du ministre malien de la Justice Maharafa Traoré sonne certainement comme une réponse à Abdelkader Messahel, qui avait affirmé récemment que « la décision malienne de relâcher des prisonniers recherchés en Algérie, est une transgression des conventions d’extradition et  une violation des accords de l’ONU, instance qui avait elle-même interdit le versement des rançons aux terroristes ».
  • L’Absence de l’Algérie est surtout une réaction à la dernière décision de Bamako de relâcher quatre terroristes qu’elle détenait, après les pressions subies de la part de la France, qui voulait récupérer coute que coute son ressortissant, Pierre Camatte. Les quatre terroristes étaient recherchés autant par la justice algérienne que par celle de la Mauritanie, et avaient causé un premier incident diplomatique, dont le rappel de l’ambassadeur algérien à Bam ako avait constitué le pic de tension…
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