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Quand l’occupation est cautionnée

Quand l’occupation est cautionnée

Le gouvernement irakien a approuvé à la majorité l'accord de sécurité avec les Etats-Unis prévoyant le retrait des troupes américaines d’ici la fin 2011. L’opposition irakienne s’érige contre cet accord légalisant l’occupant américain qui est entré par la force en Irak.

  • Le chef de la diplomatie irakienne et l’ambassadeur des Etats-Unis à Bagdad ont paraphé le document, approuvé auparavant par le gouvernement irakien mais qui suscite des remous.
  • Le chef chiite Moqtada Sadr exprime clairement la revendication des opposants à l’accord lorsqu’il déclare: “Je demande au Parlement de le rejeter sans hésitation et s’il est signé cela signifie que l’on a vendu l’Irak et son peuple”.
  • Partant de cette conviction, les députés sadristes, hostiles à la présence américaine, ont tenté de perturber l’examen en première lecture de l’accord sur le retrait des troupes américaines d’ici la fin de 2011. Sans se démonter, ils ont réclamé l’examen d’un autre projet de loi relatif aux traités et conventions, ce qui a été fait, et la seconde lecture est prévue pour mercredi.
  • La requête des opposants à la présence américaine en Irak n’est pas fortuite: le projet de loi en question exige la majorité des deux tiers pour l’entrée en vigueur d’une convention internationale, contre une majorité simple, actuellement. Or, s’ils réussissent à accélérer le processus d’adoption, l’accord sur la sécurité pourrait avoir du mal à obtenir l’aval du parlement le 24 novembre prochain.
  • Ce n’est pas seulement les irakiens qui rejettent l’accord de sécurité irako-américain, mais Damas s’en offusque également.
  • Au-delà du fait que l’accord “légalise” la  présence des forces américaines en Irak, il permet au États-Unis de garder une mainmise sur la région, de surveiller et d’agir à partir du sol irakien. L’attaque américaine le mois dernier contre la Syrie en est une preuve.
  • Le ministre syrien de l’information n’a d’ailleurs pas mâché ses mots. Il a indiqué que l’accord de sécurité octroie à l’occupant américain “des  droits au dépens du peuple irakien et de ses voisins”, ajoutant que le peuple irakien “ne peut accepter ce qui porte préjudice à son  histoire, à son indépendance et à sa dignité ni ce qui nuit aux pays voisins”. C’est là un message fort de Damas à Bagdad qui sous-entend par ailleurs que le gouvernement irakien se soumet en signant l’accord et prolonge les violences qui déchirent le peuple.
  • Néanmoins l’accord pourrait être revu et la donne changée avec l’installation d’Obama à la Maison Blanche.

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