Quatrième mandat ou “joker de consensus” pour éviter une impasse ?
Le candidat du RND aux prochaines présidentielles, ne sera connu qu’à la fin du mois de janvier, et ce, au cours d’une session extraordinaire de son Conseil national.
Ce report, a incarné des ambiguïtés qui caractérisent la scène politique et le pays, à peine trois mois de la cinquième élection présidentielle pluraliste depuis l’indépendance. Les dirigeants du RDN, qui se sont réunis l’été de l’année dernière, ont fixé la date du quatrième congrès du parti, qui a eu lieu en décembre dernier, comme station pour dévoiler le candidat qui sera soutenu par la seconde force politique du pays, soit le soutien du président Bouteflika pour briguer le quatrième mandat, ou présenter son propre candidat, autrement dit l’un des cadres du parti. Il est connu que le “RND” ne s’est jamais attardé durant les trois dernières élections présidentielles, (1999.2004, 2009), à soutenir le président Bouteflika, cependant, cette fois les données ne sont plus les mêmes. Ce qui indique que le flou, ne limite plus les visions des cercles politiques et médiatiques, mais, elle est étendue jusqu’au sommet de la pyramide et ceux qui ont la main forte dans la prise de décision politique, une première depuis l’indépendance du pays. Les observateurs dans les affaires politiques, croient que le « RND », n’est pas seulement un parti comme tous les autres, mais une entité politique, qui a été introduite dans une circonstance spécifique, pour des objectifs bien déterminés, ses orientations, ne sont que l’euphémisme de la volonté de l’Etat profond, qui s’exprime à travers la valeur par défaut de la communauté politique, comme, l’a ainsi nommé, le Dr Mohamed Chafik Mesbah. Le report du « RND », pour dévoiler son candidat pour les prochaines élections, la stabilité dans la maison du « FLN », qui tarde à voir le jour, le recul du rythme de ceux qui soutiennent la candidature du président Bouteflika pour un quatrième mandat, vu le silence radio de l’intéressé, la réduction des chances pour la révision de la Constitution comme le revendique le clan présidentiel, toutes ces données, ouvrent l’espoir sur la possibilité d’aller à une élection présidentielle ouverte en avril prochain, contrairement aux nombreux prétendants pour le poste du premier magistrat du pays. Ces données ont suscité un certain nombre de questions sur les scénarios probables pour les élections présidentielles, au point ou des noms qui avaient des chances minimes sont proposées, vu les choses qui évolue rapidement.