Rapatriement de tous les Subsahariens avant janvier 2016
Les autorités algériennes ont décidé d’accélérer le rapatriement des réfugiés subsahariens se trouvant dans les centres d’hébergement d’ici la fin de l’année.
En effet, cette décision a été prise après la catastrophe qui s’est produite dans un camp de refugiés à Ouargla et qui fait 18 morts et 60 blessés.
Abdelmalek Boudiaf, ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, a déclaré à notre quotidien, que cette décision a été prise pour prévenir d’autres accidents mortels, comme celui qu’a enregistré Ghardaïa avec 11 morts lors du transfert de ces clandestins vers Tamanrasset.
Boudiaf a souligné que le gouvernement algérien ne veut pas utiliser la force pour les obliger à rester dans les centres vu leur mode de vie et ils se déplacent tout le temps.
Mais il utilise la persuasion pour les sensibiliser sur les dangers d’être constamment sur les routes en exposant leur santé et mettant en danger leur vie et celle de leur famille.
Dans ce contexte, l’Algérie a passé des accords bilatéraux avec cinq pays africains, le Mali, le Cameroun, le Bénin, le Burkina Faso et la Guinée, pour rapatrier leurs ressortissants entrés illégalement chez nous. On sait que depuis la fin de 2013 la plupart de ces Etats connaissent un grand exode.
Ils représentent une menace pour eux et pour les autres en occupant les rues, en tombant malades et en véhiculant leurs maladies.
Les services de la Gendarmerie nationale ont arrêté plus de 3000 clandestins en 2014, dont 90% sont ses subsahariens en provenance du Mali et du Niger, en augmentation de 70% au cours des six premiers mois de l’année. Tandis que les services de la DGSN ont arrêté plus de 8000 clandestins au cours des six premiers mois de l’année, une augmentation globale de 60%.