Rapprochement FLN-FFS: réconciliation ou «deal» entre Bouteflika et Aït Ahmed ?
Une première première dans l’histoire des deux partis (FFS-FLN), le nouveau secrétaire du FLN, Amar Saâdani prendra part à la conférence nationale sur l’énergie qu’organisera le Front des forces socialistes (FFS) les 31 octobre et 1er novembre.
Selon des sources proches de Amar Saâdani, ce dernier a reçu une invitation du FFS pour participer à la conférence nationale sur l’énergie qu’il a acceptée car elle constitue, à ses yeux, il un débat sérieux et constructif entre les différentes formations et ajouté que débattre de l’énergie et très important d’autant qu’elle représente un enjeu vital pour le pays. Notons que c’est pour la première fois qu’un secrétaire général du FLN prenne part officiellement à une conférence organisée par le vieux parti de l’opposition (FFS), d’autant qu’elle intervienne à quelques jours seulement de la lettre envoyée par Saâdani au chef historique du FFS, Hocine Aït Ahmed, lui rappelant de la grande estime qu’il jouisse auprès de Bouteflika et le sollicitant pour une entrevue afin de « bénéficier de ses conseils, de sa sagesse et de son expérience ».Eu égard des échanges de messages entre Saâdani et les instances du FFS, une question s’impose et digne d’être posée: s’agit-il d’une nouvelle alliance entre les deux partis dont aucun observateur politique n’aurait pu imaginer ? Selon un leader du FFS qui a requis l’anonymat, les signes de ce rapprochement entre les deux formations remontent au mois de mai 2012, date de la tenue des élections législatives, illustrant clairement le rapprochement entre le président de la République, Abdelaziz Bouteflika et le chef historique du FFS, Hocine Aït Ahmed.Selon notre interlocuteur, le FFS a prouvé à maintes reprises avoir changé de position qu’a toujours défendue depuis sa naissance en 1963, en dépit des assurances que les leaders actuels tentent d’avancer, en rappelant que le vieux parti de l’opposition n’a jamais conclu de « deal » avec le pouvoir et maintient toujours ses principes.Parmi les signes témoignant le changement de position au sein du FFS, le silence radio observé par le parti dans de sérieuses questions, en l’occurrence la maladie du président, ou ce qu’on appelle le conflit opposant « la Présidence à l’armée », la révision de la Constitution, les affaires de corruption à Sonatrach et autres ainsi que les questions qu’a évoquées le ministère de la Défense nationale… Selon toujours notre source, les dirigeants actuels du parti trouvent les développements sur la scène politique comme étant un atout arraché, lequel a été tant revendiqué par le FFS, au cours des années 90 en scandant le slogan: « Non à l’Etat policier, non à l’Etat intégriste ». Il s’agit en effet du remaniement opéré par Bouteflika au sein de l’armée en procédant à neutraliser la police politique de la scène politique.Selon toujours notre source, ce rapprochement entre les deux familles politiques devrait être couronné par la promulgation d’une loi portant reconnaissance des anciens militants du FFS de 1963, et éventuellement l’officialisation de la langue «Tamazight» dans la nouvelle Constitution.Il a ajouté que la participation de Saâdani à la conférence nationale sur l’énergie qu’organisera le FFS, a été précédée par la participation du président du Conseil national économique et social (CNES), Mohamed Seghir Babès aux travaux de la célébration du cinquantenaire de la création du FFS.Pour rappel, cette conférence prévue les 31 octobre et 1er novembre prochains, portera sur l’énergie, l’exploitation du pétrole et du gaz, le gaz de schiste ainsi que les énergies renouvelables,etc.