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Refus de l’internationalisation de la lutte anti-terroriste.

Refus de l’internationalisation de la lutte anti-terroriste.

Le président malien Amadou Toumani Touré a déclaré à partir d’Alger que son pays refuse toute présence militaire étrangère dans son pays, même pour lutter contre le terrorisme. Touré a fait cette déclaration à la télévision algérienne. Le chef de l’État malien a quitté jeudi Alger à l'issue d'une visite officielle de quatre jours en Algérie.

Le président malien Amadou Toumani Touré a déclaré à partir d’Alger que son pays refuse toute présence militaire étrangère dans son pays, même pour lutter contre le terrorisme. Touré a fait cette déclaration à la télévision algérienne. Le chef de l’État malien a quitté jeudi Alger à l’issue d’une visite officielle de quatre jours en Algérie.

“Le Mali, tout comme l’Algérie, très jaloux de son indépendance et de sa sécurité, n’acceptera en aucune manière qu’une force militaire étrangère s’installe dans son pays même si cette force venait pour aider dans la lutte antiterroriste” c’est avec ses mots que  Touré a clôturé sa visite de quatre jours en Algérie. Pour Touré, il faut éviter d’impliquer des forces extérieures” aux pays du champ car “internationaliser une situation qu’ensemble nous pouvons sans doute maitriser, est exactement la solution qu’il faut éviter”.

Amadou Toumani Touré s’est rendu à Alger juste après l’enlèvement dans la nuit de samedi à dimanche de deux coopérants espagnols et d’une Italienne à Rabouni près de Tindouf, qui abrite le siège du gouvernement de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), dans le sud-ouest de l’Algérie. L’attaque est attribuée par le Front du Polisario à la branche maghrébine d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI). Le Front Polisario a affirmé que les ravisseurs s’étaient infiltrés à partir du Mali, ce qu’a réfuté lundi un ministre malien sous le couvert de l’anonymat.

Le chef de l’État malien a indiqué que les questions liées à la crise libyenne et à la prolifération des armes avaient été au centre de ses discussions avec son homologue algérien, Abdelaziz Bouteflika, pendant cette visite de quatre jours. “Aujourd’hui, ce sont des armées entières qui quittent la Libye lourdement armées et qui reviennent vers leurs pays d’origine, et le Mali en fait partie”, a-t-il souligné.

Il a considéré que la coopération était la réponse la mieux adaptée pour lutter efficacement contre le terrorisme et que les deux pays avaient “une vision commune qui nous permet de nous mettre ensemble pour lutter contre le terrorisme et ses connexions”.

Il est à rappeler que l’Algérie, le Mali, la Mauritanie et le Niger ont une coopération militaire par le biais du Comité des états-majors opérationnels conjoints, installé à Tamanrasset, dans le Hoggar algérien.

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