Réseau arabe d’information : rapport détaillé sur la position des médias des pays en effervescence
Le Réseau arabe pour l’information sur les droits de l’Homme établit, ces jours-ci, un rapport bien détaillé sur les dépassements perpétrés par la presse officielle syrienne lors des événements qui secouent le pays depuis plus de deux mois.
Djamel Aïd l’a (presse syrienne) qualifiée d’ailleurs de désinformatrice et qu’elle œuvre pour détourner l’opinion publique car, selon lui, cette presse ne sert que les intérêts du régime où aucune place n’a été cédée à la presse indépendante. D’ailleurs, 12 magazines et journaux officiels ne parlent que la langue du parti au pouvoir à savoir celui de Baas.
En faisant une petite comparaison entre le rôle joué par la presse syrienne et celle de la Tunisie et d’Égypte, le directeur du réseau arabe pour l’information sur les droits de l’homme a estimé que les médias de ces deux derniers pays ont amplement contribué à montrer l’image réelle de ce qui s’est passé dans leurs pays et donné un soutien au profit des peuples en colère qui ont envahit la rue.
Cependant, les médias lourds syriens ont participé à des campagnes de désinformation en détournant l’opinion publique mondiale, ce qui n’a pas permis au peuple d’obtenir gain de cause dans sa révolte contre le régime de Bachar al-Assad qui est au pouvoir depuis l’an 2000.
L’interlocuteur n’a pas manqué de parler d’autres chaînes satellitaires et la manière avec laquelle elles réagissent aux événements qui secouent le monde arabe. Selon lui, ces chaînes satellitaires ne soutiennent que les intérêts de leurs pays vis-à-vis ces révoltes populaires, qui tantôt se positionnaient aux côtés des peuples en colère, tantôt aux côtés des gouvernements.
Il est également revenu sur le cas des médias qui n’ont pas parlé des événements enregistrés dans des pays arabes en vue de conserver les intérêts de leurs pays respectifs qui entretenaient de solides relations avec les régimes des pays en effervescence.
Il a, en outre, salué la position de la presse des pays de la Tunisie et d’Égypte qui ont changé de position car au début du vent de la révolte qui avait secoué ces deux pays, la presse soutenait les régimes. Mais par la suite, elle a changé de position en soutenant les révoltes populaires.
Djamel Aïd a conclu que ce rapport, en élaboration, entamé le 4 mai qui sera achevé et publié très prochainement va divulguer les politiques de l’information des pays en pleine révolte populaire.