Seif al-Islam “n'a pas eu vraiment peur” au moment de son arrestation
Seif al-Islam, fils de l'ex-dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, “n'a pas eu vraiment peur au moment de son arrestation”, a raconté dimanche Ahmed Amer, un des combattants ayant participé à sa capture.
“Nous les avons surpris. Ils n’ont pas eu le temps de résister”, a-t-il raconté, précisant que Seif et ses cinq compagnons n’étaient que légèrement armés: “des kalachnikov, des fusils automatiques légers et quelques grenades”.”Ils avaient peur au début que nous leur tirions dessus, mais il faut reconnaître que Seif al-Islam nous a surpris par son calme et son courage”, a-t-il dit.
“Il nous a demandé de lui tirer une balle dans la tête ou de l’emmener à Zenten”, une ville située à 170 km au sud-ouest de Tripoli.
“Notre mission s’arrête là. Maintenant il est détenu à Zenten et on doit attendre le nouveau gouvernement (en cours de formation) pour décider de son sort”, a-t-il poursuivi.
Samedi soir, Seif al-Islam avait été transféré de l’aéroport de Zenten dans une villa non loin du centre-ville, où la presse ne pouvait accéder.Selon ce combattant, Seif al-Islam s’était réfugié à Bani Walid (170 au sud-est de Tripoli), un des derniers bastions de Mouammar Kadhafi, après la chute du QG du “Guide” dans la capitale fin août.
Il a quitté Bani Walid peu avant sa chute mi-octobre pour trouver refuge à Wadi Zemzem, au sud de la ville, avant de se rendre à Bourak Al-Chati, plus au sud.Il a décidé ensuite de s’enfuir vers le Niger. Une embuscade a été tendue par les combattants de Zenten et d’une tribu locale de Targuen qui ont barré la route à son convoi.
Selon les témoignages, un des compagnons de Seif aurait donné des informations sur l’itinéraire de Seif al-islam, aux combattants de Targuen qui ont collaboré avec ceux de Zenten pour organiser l’embuscade qui a conduit à l’arrestation du fugitif.