Sellal: « Les revenus du pays n’excèdent pas à 35 milliards de dollars »
Le premier ministre, Abdelmalek Sellal a révélé un recul considérable des revenus du pays qui n’excèderont pas à 35 milliards de dollars, soit 18 milliards de moins que prévu, ajoutant que la situation du pays est meilleure qu’en 1986.
Le premier ministre a indiqué, lors d’une table ronde organisée dimanche par le CNES, que la situation actuelle est meilleure qu’en 1986, vu les infrastructures modernes dont dispose le pays, tout comme la base industrielle qui s’est développée au cours de ces dernières années, notamment en termes de la sidérurgie et le ciment qui devra être exporté à l’horizon 2018.
Sellal a, toutefois, fait savoir que les revenus du pays s’établiront autour de 35 milliards de dollars fin d’année en cours, soit la moitié (½) revenus réalisés en 2014. D’où il faut, à ses yeux, prendre des décisions audacieuses et diversifier l’économie nationale.
Le chef de l’Exécutif insiste également sur le fait que le gouvernement veille à la rationalisation des dépenses, contrôle du commerce extérieur, du mouvement des capitaux, ainsi qu’à la préservation du pouvoir d’achat des citoyens et la poursuite des efforts en matière d’habitat, d’emploi, de santé et d’éducation.
S’agissant du budget de 2016, Sellal dit que le gouvernement table sur une croissance de 6.4% et œuvre à la bancarisation de l’argent de l’informel et à la lutte contre le gaspillage et le trafic, sachant que ce dernier fait perdre à l’Algérie pas moins de 3 milliards de dollars.
Au volet des investissements, Sellal n’a, en effet, pas exclu une éventuelle révision de la règle 51-49 tant souhaitée par les investisseurs étrangers.
Sellal exhorte à un changement des mentalités
Le premier ministre a également exhorté les Algériens à changer leurs mentalités et à travailler plus et dur.
« Il faut une véritable révolution des mentalités », a-t-il préconisé avant d’ajouter que l’Algérien doit dire « je vais travailler, et non je vais au travail».
Et Sellal d’exhorter les établissements bancaires: « Les banques doivent comprendre que leur mission est de conquérir une clientèle car leur revenu provient du client et non le contraire, de même que l’employé de la fonction publique qui doit comprendre qu’il est au service du citoyen et non pas son tuteur», soutient-il.