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Sidi Saïd: “Un moment fort pour la stabilité du pays”

Sidi Saïd:  “Un moment fort pour la stabilité du pays”

La tripartite (gouvernement-syndicat- patronat) est “un moment fort pour la stabilité du pays” ayant toujours réussi à faire avancer les fronts social et économique, même durant les périodes dures et incertaines, a assuré mercredi le secrétaire général de l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA), Abdelmadjid Sidi Saïd.

 Sidi Said a souligné, dans un bref entretien à l’APS, que la tripartite a été, depuis sa première réunion, en novembre 1991, un “réel espace de démocratie ou s’expriment des divergences qui finissent par un consensus dans l’intérêt général du pays”, selon ses propos. Rappelant que la tripartite de jeudi prochain était la vingtième du genre, il pense que cette rencontre à trois “garde encore cette particularité d’intervenir dans des moments précis, comme une opportunité et un moment fort pour la stabilité sociale du pays”. “C’est au sein de la tripartite que s’expriment les divergences et les différences des partenaires qui arrivent toujours à se mettre d’accord sur un minimum de des conclusions, et c’est aussi cela la démocratie”, a considéré le syndicaliste. Même s’il dit “accepter” la critique des uns et des autres, quant à la démarche ou aux résultats, le secrétaire général regrette que “les points positifs” et les “acquis” de la tripartite “sont souvent occultés”. Il ajoute que la tripartite est “un acte concret d’un pays qui s’achemine vers sa stabilité”, et reconnaît que le gouvernement et ses partenaires sont capables de “lacunes” mais que ces dernières “sont rattrapées” au fil des tripartites. Il estime aussi que la tripartite est un “instrument utile” dans la bonne gouvernance, et la “démonstration d’une vitalité démocratique”, car, a-t-il dit, la démocratie “ce n’est pas seulement le multipartisme”. Le syndicaliste pense que “la démocratie s’enracine à travers les institutions de l’Etat”, et que la tripartite en est une. Quant aux aspirations de l’Algérien à une vie meilleure dans tous ses aspects, M. Sidi Said les trouve “légitimes”, mieux encore, il affirme que l’UGTA qui en a toujours fait un de ses objectifs ne ratera pas le rendez vous du 29 septembre, date de la prochaine tripartite, pour en faire une de ses principales propositions. L’organisation attend de la prochaine tripartite des résultats positifs pour les travailleurs sur le front des salaires et des conditions de travail de même qu’elle espère la continuité et le renforcement du travail avec ses partenaires en vue de renforcer la démocratie, a-t-il souligné. “Nous visons aussi de promouvoir la production nationale, et nous allons nous battre sur ce point, car il y a un vrai danger qui menace notre production”, a martelé le syndicaliste. La promotion de la production nationale figure à l’ordre du jour de la tripartite de jeudi. L’UGTA compte demander une augmentation du salaire national minimum garanti (SNMG) qui est à 15.000 DA actuellement, à 20.000 DA, ou à un minimum de 18.000 DA, selon une source de l’organisation. L’Union compte aussi proposer une baisse de l’impôt sur le revenu global (IRG) et l’abrogation de l’article 87 bis du code de travail, dans l’objectif d’améliorer le pouvoir d’achat des travailleurs. L’article 87 bis stipule que le SNMG comprend le salaire de base, les indemnités et les primes, à l’exclusion des indemnités versées au titre de remboursement de frais engagés par le travailleur. Huit points seront à l’ordre du jour de la prochaine tripartite, à savoir la mise en oeuvre des résultats de la tripartite de mai 2011, la promotion de la production nationale, les perspectives du pacte économique et social, les mutuelles. Les partenaires examineront également l’extension des conventions collectives dans le secteur privé, la représentation syndicale dans le secteur privé et le pouvoir d’achat. Le dossier des retraités sera également à l’ordre du jour de ces retrouvailles qui accueilleront, pour la première fois, le secrétaire général de la fédération nationale des retraités. Interrogé sur l’absence à cette réunion des syndicats autonomes, le syndicaliste, qui considère que l’UGTA reste “représentative”, estime que cette question relève des autorités politiques et non pas d’une organisation syndicale.

 

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