Sud – Soudan : au royaume de la corruption, des étranges rites…à la merci de la mouche Tsé Tsé
Le roi de la tribu Denka au Sud – Soudan, âgé de 90 ans, a épousé 70 femmes? quoique l’Islam n’autorise au musulman que 4 épouses.
Suite et fin
Dans cette région la coutume et les traditions ancestrales permettent aux hommes d’avoir jusqu’à 100 épouses. Pis encore, ces mêmes coutumes permettent à l’homme d’épouser trois (3) femmes en une seule journée ! Après des efforts colossaux nous avons pu nous rendre à Juba, la capitale du Sud du Soudan. Avant de nous y rendre, on nous a vivement recommandé de parler en anglais et en français et d’éviter de parler en arabe pour ne pas attirer la « foudre » d’hostilité des Sudistes. Vu la longue distance qui sépare Khartoum de la ville de Juba, 1 500 km, nous avons eu l’impression de voyager d’un pays à un autre. En regardant du hublot de l’avion, on ne voit que des plaines vertes et des chaumières rondes. On ne voit ni routes, ni pylônes d’électricité encore moins de grandes constructions…Pas de traces de développement. Nous nous sommes sentis en danger dès que nos pieds se sont posés sur le sol de l’aéroport de Juba. Aux alentours de ce terminal, des véhicules militaires équipés des fusils mitrailleurs faisaient des va-et-vient incessants. Des hommes armés en tenues militaires appartenant à l’armée populaire pour la libération du Soudan patrouillaient ça et là. Pour rappel cette armée n’était au début qu’un mouvement de rébellion qui s’est transformé en une armée qui s’occupait de la sécurité au niveau de toute la région sud du Soudan. Aucune trace de l’armée soudanaise dans cette région. Les regards des gens à Juba nous donnaient froid dans le dos. En effet, l’hostilité est visible sur leurs visages. Ce qui nous remontait le moral, c’est la rencontre de plusieurs Occidentaux, Européens et Américains à la peau « blanche ». Ainsi, nous n’étions pas les seuls « blancs » à circuler dans cette région. Alors que nous pensions que les gens de Juba étaient des pauvres et des « primitifs », nous étions étonnés de rencontrer des hommes et des femmes portant les dernières modes de vêtements et conduisant des véhicules de dernières marques, particulièrement des 4X4. Nous avions vu les aspects de la richesse, une richesse provenant de la guerre qui a fait des milliers de morts à travers ces territoires. A certains moments, il nous était difficile d’admettre que ces gens et cette terre appartiennent au Soudan, d’autant plus que l’anglais est la langue la plus utilisée à Juba, les affiches électorales, les panneaux publicitaires et autres documents sont tous écrits en anglais, à la différence du Nord du pays où la langue arabe est largement utilisée. Lorsque nous avions visité le marché populaire de Konakonio, nous avons lu les signes de la peur sur les visages des habitants de la région que nous avons rencontrés. Interrogé sur ces regards de méfiance, notre chauffeur nous a expliqué que les gens de cette région ne font pas confiance aux étrangers. Notre tournée au marché a été très enrichissante et les gens qui avaient peur de nous au début ont commencé à s’habituer à notre présence. Ainsi, nous avons pu parler avec certaines personnes à propos de divers sujets d’actualité. A notre retour nous avons eu des problèmes après qu’un de nos camarades ait pris des photos de l’aéroport de Juba. Mais en divulguant nos identités et après de longues discussions nous avons pu régler le malentendu avec les autorités sudistes…Nous avons pris l’avion à destination de la capitale soudanaise Khartoum avant notre retour au pays.