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Syrie : 44 tués vendredi

Syrie : 44 tués vendredi

La Syrie a connu un nouveau vendredi sanglant selon les bilans annoncés samedi par une ONG syrienne, qui parle de 44 manifestants tués, et par le gouvernement de Damas, qui accuse des groupes armés d'avoir tué 17 personnes.

 

Avant cette journée de manifestation, qui a mobilisé des milliers de Syriens dans plusieurs régions du pays, le bilan de la répression, dressé par les défenseurs des droits de l’Homme, s’élevait déjà à plus de 800 morts ces neuf dernières semaines. Ammar Kourabi, directeur de l’Organisation nationale syrienne pour les droits de l’homme, a précisé que la moitié des 44 décès avaient été enregistrés dans la province d’Idlib (nord-ouest), où des chars avaient été utilisés pour mater les manifestations. Le gouvernement syrien a affirmé pour sa part que des groupes armés avaient tué 17 civils et policiers. Selon l’agence officielle de presse Sana, ces groupes armés auraient profité du « respect par les forces de police des instructions spécifiques du ministère de l’Intérieur de ne pas ouvrir le feu pour préserver la vie des civils ». « Ces groupes ont ouvert le feu sur les forces de police, vandalisé et incendié des biens publics et privés ainsi que des commissariats de police dans un certain nombre de régions », poursuit Sana. Les autorités syriennes ayant fermé le pays à la plupart des médias internationaux, il est impossible de vérifier les informations fournies tant par le régime que par les opposants.

Depuis fin avril, le président Bachar al-Assad a déployé ses forces et ses chars dans plusieurs foyers de contestation afin de tenter de mettre au pas les manifestants en procédant à des arrestations massives. La révolte, partie du Sud, a atteint la plupart des villes à l’exception des deux plus grandes, Damas et Alep. Le président a fait peu de concessions aux manifestants, hormis la levée d’un état d’urgence instauré il y a 48 ans et un décret accordant la nationalité syrienne aux Kurdes. Oualid al Bounni, un dirigeant d’opposition, estime qu’il est encore temps pour Bachar al-Assad de sauver la face. « Le président peut encore essayer de se racheter en faisant ce qu’ont fait plusieurs dirigeants d’Europe de l’Est à la fin de l’ère soviétique, c’est-à-dire en procédant immédiatement à la transition démocratique et en se présentant lui-même, s’il le souhaite, à des élections équitables », a-t-il dit. « Avec tout ce sang que le régime fait couler, les manifestations grandissent et s’étendent géographiquement. Les Syriens ont été humiliés et ils ne se tairont plus », a ajouté Oualid al Bounni. Des manifestations ont été signalées vendredi dans des banlieues de Damas, à Banias et Lattaquié sur la côte méditerranéenne, dans la région pétrolifère de Deir al Zor, à Kamichli dans l’Est et dans la plaine du Hauran au Sud. Des arrestations arbitraires ont eu lieu dans plusieurs foyers de révolte, selon des témoins.

 

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