Syrie : Assad ordonne une nouvelle amnistie
Par ailleurs, les forces de sécurité ont tiré mardi pour disperser des manifestations antirégime en Syrie faisant quatre morts, après l'annonce d'une nouvelle amnistie par le président Bachar al-Assad décrétée au lendemain d'une offre de dialogue rejetée par l'opposition.
- Quatre civils ont été tués par les tirs des forces de sécurité qui ont ouvert le feu sur des manifestants antirégime à Homs (centre) et dans la région de Deir Ezzor (est), ont indiqué des militants des droits de l’Homme.
- Au lendemain d’un discours de Assad jugé décevant par les militants pro-démocratie qui animent le mouvement de contestation en Syrie, le pouvoir a fait état de manifestations pro-Assad dans de nombreuses villes, à Homs, Alep (nord), Lattaquié (nord-ouest), Idleb (nord ouest) et Deraa (sud).
- A Damas même, dont la plupart des secteurs sont épargnés par les manifestations anti-régime, une foule monstre s’est rassemblée sur la place des Omeyyades pour apporter son soutien à M. Assad, selon une journaliste de l’AFP.
- Les manifestants portaient des drapeaux syriens et criaient “Nous nous sacrifierons pour Bachar” ou “Dieu, Syrie, Bachar et c’est tout”.
- Assad, qui intervenait pour la 3e fois publiquement depuis le 15 mars, a promis lundi une série de réformes sans annoncer néanmoins des mesures concrètes immédiates et en affirmant qu’il mettrait fin au “chaos”.
- Il a aussi appelé à un “dialogue national” qui pourrait aboutir à une nouvelle Constitution, en évoquant le possible amendement d’une clause de la faisant du Baas le “parti dirigeant de l’État et de la société” depuis 1963.
- Après avoir décrété le 31 mai une amnistie générale incluant tous les détenus politiques, Assad a ordonné un nouveau portant sur tous les crimes commis avant le 20 juin, a annoncé l’agence officielle Sana sans autre précision.
- Pour les opposants le discours de Assad a démontré une fois de plus qu’il a opté pour la solution militaire. “Un véritable solution politique serait basée sur (…) le retrait de l’armée des villes et le respect du droit à manifester pacifiquement”, a expliqué l’avocat Anouar Bounni.