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Syrie : Juppé à la recherche du onze idéal contre Assad

Syrie : Juppé à la recherche du onze idéal contre Assad

Une semaine après le dépôt de leur texte, la France et le Royaume-Uni continuent leurs consultations en coulisses à l'Onu pour convaincre les membres du Conseil de sécurité de voter en leur faveur pour condamner la répression menée par le président syrien.

Depuis mercredi dernier, le Conseil de sécurité de l’Onu examine le projet de résolution déposé  à l’initiative de la France et du Royaume-Uni pour condamner la répression en  Syrie. Dans un premier temps,  Paris et Londres, appuyés par l’Allemagne et le Portugal, espéraient que leur texte soit voté rapidement, au plus tard le week-end dernier.

 

Une semaine après, rien de tel. La raison ? Diplomatique et arithmétique. Pour obtenir la majorité nécessaire, le texte doit obtenir onze voix sur les quinze du Conseil de sécurité. Sachant que la Chine et la Russie ne s’y associeront pas -voire apposeront leur droit de veto en tant que membre permanent-, les quatre Européens doivent donc convaincre sept des neuf membres restants.

Selon un diplomate français, cinq nations auraient dit “oui”. Alain Juppé a quant à lui nommé les plus réticents. Il s’agit des  pays qualifiés d”émergents” : le Brésil, l’Afrique du Sud et surtout l’Inde, dont la position est très proche de celle de la Russie. Le Liban serait également défavorable à voter contre son puissant voisin et ancien occupant.

 “Soit on ferme les yeux, soit on prend ses responsabilités”
 
Bref, en coulisses, les discussions battent leur plein. “Nous ne prendrons le risque de mettre aux voix un projet de résolution condamnant le régime syrien que si nous parvenons à une majorité suffisante (…). Nous nous y employons jour après jour”, affirme Alain Juppé. Les ambassadeurs brésilien et sud-africain, les plus susceptibles a priori de faire pencher la balance en rejoignant le “clan des 11”, sont évidemment les plus courtisés. Si Brasilia et Pretoria se rangent du côté franco-britannique, le projet pourra en effet être soumis au vote. 

 En cas de majorité, restera alors à connaître la position de la Russie et de la Chine. S’abstiendront-elles, comme pour l’opération militaire en Libye contre Mouammar Kadhafi, ou mettront-elle leur veto, bloquant ainsi toute condamnation internationale pour protéger leur allié  Bachar al_Assad ?

“Si nous pouvions avoir onze votes, alors il faudrait que chacun prenne ses responsabilités”, lance Alain Juppé. “Chacun doit choisir maintenant. Soit on regarde ailleurs, on ferme les yeux, on ne veut pas voir ce qui est en train de se passer. Soit on prend ses responsabilités”, renchérit Bernard Valero, le porte-parole du Quai d’Orsay. En cas d’échec, la France pourrait néanmoins proposer de renforcer les sanctions européennes contre Damas.

 

 

 

 

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