UA: malgré sa contribution financière, l'Algérie absente dans les instances africaines
Au vu de la situation financière difficile que vit l’Algérie, au lendemain de la chute des prix du pétrole, et la baisse de ses revenus pétroliers, fait qu’elle va restreindre sa quote-part financière au profit du budget de l’Union africaine, dont le sommet se tiendra à Kigali, la capitale du Rwanda, surtout que l’Algérie est l’un des principaux bailleurs de fonds de cette institution panafricaine.
Et partant, au vu de cette conjoncture passagère, l’Algérie, cette année, n’ambitionnera pas de contribuer à la même hauteur au fonds de l’UA comme les années précédentes, elle qui a tendance à emprunter chez les pays africains amis pour financer ses projets.
Par ailleurs, le ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, a discuté, jeudi, avec son homologue égyptien, Sameh Shoukry. L’entretien s’est déroulé en marge des travaux de la 29e session ordinaire du Conseil exécutif de l’Union africaine, à laquelle prend part Lamamra, qui représente l’Algérie aux travaux préparatoires de la 27e Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’UA.
Comme cité par les médias égyptiens, la réunion qui a eu lieu entre les deux parties a porté sur les relations bilatérales entre les deux pays et la rationalisation du budget de l’UA pour l’exercice 2017 en application de la décision du sommet d’Addis-Abeba en janvier 2016.
Au sujet des ces relations bilatérales, les deux pays sont en totale coordination en ce qui concerne les questions arabes et africaines d’après le ministre égyptien des Affaires étrangères qui a précisé que «nous tenons toujours à rencontrer nos homologues algériens et à coordonner avec eux en ce qui concerne les questions africaines et arabes d’intérêts communs», en affirmant que les deux pays sont liés par des «relations particulières» et cela conformément aux orientations du président de la République, Abdelaziz Bouteflika, qui insiste pour que l’Algérie et l’Egypte soient «solidaires» et «complémentaires» dans les décisions, tout en ajoutant que «l’Egypte et l’Algérie veulent renforcer davantage leur relations bilatérales pour le bien des peuples des deux pays et afin de faire face ensemble aux défis».
D’autres questions figureront au menu des travaux du Conseil exécutif comme le financement de l’UA où l’Algérie contribue avec l’Egypte, le Nigeria et l’Afrique du Sud, avec un budget estimé à 48% du budget total, mais elle est absente dans le processus de nominations pour participer dans les instances africaines. A cet égard, l’Algérie a plaidé pour porter sa participation dans les nominations dans ces instances africaines sous l’égide de l’UA.