Une grève massive paralyse le secteur de l'éducation nationale
Contre toute attente, le mouvement de grève d'une semaine cyclique lancé hier par l'intersyndicale de l'éducation a été largement suivi à travers la majeure partie des 48 wilayas du pays.
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Selon un membre de la coordination des syndicats autonomes, la grève a été suivie entre 70 et 90% dans les écoles, les collèges et les lycées dans les quatre coins du pays.
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Pour sa part, le ministère de l’éducation nationale a annoncé un taux de suivi de 50% dans le secondaire, 25% dans le cycle moyen et de 6,2% dans le primaire.
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La coordination des syndicats autonomes brandit la menace d’une reconduction de la grève si au bout d’une semaine ses revendications, qu’elle juge des plus légitimes, ne sont pas prises en considération par les autorités concernées.
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Le président du syndicat autonome des professeurs d’enseignements secondaires et techniques, Meziane Meriane, a indiqué au journal “Echorouk” que c’est la directive du premier ministre n°3 du 30 Septembre 2009 qui a envenimé la situation, soulignant que cette directive mal venue supprime l’effet rétroactif du régime indemnitaire.
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A cet effet, tous les syndicats autonomes sont décidés, dira-t-il, de faire front commun pour faire abroger la circulaire du Premier Ministre et obtenir la rétroactivité du régime indemnitaire depuis Janvier 2008.
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Ce front uni et solidaire comprend plusieurs syndicats autonomes notamment le Cnapes, le Snapest, le Satef, l’Unpef ainsi que le CLA, le Snapap et la coordination nationale des enseignants contractuels, a-t-il précisé.
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Et d’ajouter que la réussite de cette grève qui a même atteint un taux de suivi de 100% dans plusieurs wilayas du pays devrait en principe amener le ministère de l’éducation nationale et le premier ministre Ahmed Ouyahia à entamer de véritables négociations avec les représentants légitimes des travailleurs de l’éducation sur l’aboutissement de leur plate-forme de revendications.
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La grève tous azimuts sera reconduite automatiquement, en cas de non satisfaction de notre plate-forme de revendications, a-t-il souligné.