Zones industrielles à l’Ouest pour endiguer la contrebande
La contrebande, ce phénomène qui prend en plus d’ampleur est au centre des préoccupations du gouvernement.
D’ailleurs, ce phénomène qui « fait perdre à l’Algérie 3 milliards de dollars par an », a été longuement débattu entre le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, Noureddine Bedoui et les représentants de la société civile de la wilaya de Tlemcen. En visite de travail et d’inspection dans cette wilaya frontalière, le ministre de l’Intérieur a exposé les nouvelles orientations à même de freiner la contrebande et d’arrêter le saignement des richesses du pays, notamment les ressources naturelles destinées à la contrebande vers le Maroc, et ce en créant des zones industrielles à la frontière ouest.
Cette démarche est de nature à attirer les jeunes résidant au niveau du tracé frontalier ouest en vue de les insérer dans la vie professionnelle, d’autant plus que le chômage et l’inexistence d’opportunités du travail étant les facteurs qui incitent les jeunes à la contrebande. Ce qui profite aux narcotrafiquants qui exploitent les conditions sociales des enfants des régions frontalières pour les transformer en groupes de soutien et d’appui aux contrebandiers.
Le gouvernement semble, à travers les propos de Bedoui, déterminé d’aller de l’avant pour développer des projets économiques, et œuvrer à mettre en place des zones industrielles susceptibles de contribuer à insuffler une dynamique de développement dans les régions frontalières.
D’autres mesures devraient également être prises pour faire face aux narcotrafiquants et travailler à juguler le phénomène dans le but d’une diversification de l’économie nationale.