28,8 milliards de dollars investis au 1er semestre 2011
Les services du Premier ministre ont annoncé que les investissements réalisés durant le premier semestre 2011 se sont établis à hauteur de 28,8 milliards de dollars, dont 6,9 milliards de dollars d’investissements directs étrangers (IDE).
Ces investissements ont permis, selon un bilan des services du Premier ministre sur les réalisations économiques et sociales, de réaliser 63 projets dans le secteur de l’énergie et des mines, 50 projets directs ou en partenariat dans le cadre l’Agence national du Fonds national d’investissement. Le communiqué du gouvernement ne précise pas si ces investissements sont réalisés sur le terrain ou ne sont que des projets enregistrés au niveau de l’Andi. Selon le même bilan, le gros de ces investissements, soit 1.595,1 mds de DA (21,8 mds de dollars), a été mis en œuvre par des investisseurs algériens (publics et privés). Les investissements sur budget de l’ État se sont établis à 1.190 mds de DA (16,3 mds de dollars), alors que ceux pris en charge par le Fonds national d’investissement sont de 176 mds de DA (2,4 mds de dollars). Quant aux investissements du secteur privé, ils se sont établis à 229,1 mds de DA (3,1 mds de dollars), dont 46,1 mds de DA d’investissements réalisés dans le cadre du micro-crédit, 21,08 mds de DA pour le secteur agricole et 161,9 mds de DA pris en charge par les banques, hors dispositifs Ansej et hors agriculture. Depuis le début de l’année, l’Algérie a construit 64.552 unités de logements tous types confondus. Le transport avec les projets du tramway d’Alger livré partiellement et ceux d’Oran et de Constantine encore en réalisation, voies ferrées, ports et aéroports, routes et autoroutes sont, entre autres secteurs, les points marquants des grandes réalisations nationales au 1er semestre 2011. Commentant les chiffres figurant dans le bilan du gouvernement, l’expert en économie, le professeur Abderahmane Toumi a indiqué à Echorouk qu’il y a une confusion entre les projets du quinquennat 2004-2009 et ceux du quinquennat 2009-2014 livrés au premier semestre de l’année en cours (2011). « Il faut que le gouvernement respecte les experts en économie quand il présente son bilan. Il n’y a aucun laboratoire en Algérie ou à l’étranger qui puisse croire les chiffres annoncés par les services du Premier ministre », a-t-il ajouté.