Manifestation de “Barakat”: un an de prison requis contre Mohamed Kadi et Moez Benacir
Beaucoup d’avocats, militants des droits de l’homme et représentants de la société civile ont marqué le procès du militant algérien du RAJ (Rassemblement action jeunesse), organisation proche du Front des forces socialistes (FFS), Mohamed Kadi et le Tunisien Moez Benacir, qui s’est tenu hier, au tribunal Abane-Ramdane à Alger.
Ces derniers ont été arrêtés un jour avant la tenue des élections présidentielles du 17 avril écoulé après avoir participé à une manifestation anti-4e mandat conduite par le mouvement Barakat. En effet, la justice les a accusés de rassemblement non autorisé sur la voie publique et d’atteinte à l’ordre public. À cet effet, le parquet a requis une année de prison ferme à l’encontre des deux jeunes hommes détenus depuis 25 jours. Le ressortissant tunisien a notamment été accusé de résidence illégale.
Le collectif des avocats (15) constitués pour la défense du jeune Mohamed Kadi, militant de l’association Rassemblement action jeunesse (RAJ) et de son ami tunisien, sont montés au créneau pour exiger leur libération. « Ses poursuites sont totalement infondées, les deux jeunes incarcérés n’étaient même pas parmi les protestataires, mais étaient dans un café sis à la place d’Audin », s’est indigné un avocat.
Quant au député du FFS, Mustapha Bouchachi, ce genre de poursuite judiciaire est une menace réelle contre les libertés et les droits de l’homme en Algérie.