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Tunisie: appel à la grève générale après le meurtre de Brahmi

Tunisie: appel à la grève générale après le meurtre de Brahmi

La puissante centrale syndicale tunisienne UGTT a appelé à une grève générale ce vendredi afin de protester contre l’assassinat, jeudi, du député d’opposition Mohamed Brahmi, abattu devant son domicile de Tunis.

Comme un air de déjà vu. Pour la deuxième fois en six mois, la Tunisie se prépare à une grève générale pour protester contre l’assassinat d’une figure politique d’opposition. Le principal syndicat du pays, l’UGTT, a appelé tous les travailleurs tunisiens à débrayer, vendredi 26 juillet, au lendemain du meurtre du députe de gauche Mohamed Brahmi, abattu devant son domicile de Tunis. Première conséquence de cet appel, un porte-parole de l’aviation civile a annoncé que tous les vols à destination et en provenance de la Tunisie de ce vendredi étaient annulés. Cette journée de grève promet d’être émaillée de manifestations antigouvernementales, notamment dans la capitale et dans la région de Sidi Bouzid, dans le centre du pays, d’où Mohamed Brahmi était originaire.Les familles et les partisans du député assassiné ont en effet accusé les islamistes du parti au pouvoir d’être responsables du crime. Malgré les démentis des chefs d’Ennahda, des manifestations de colère spontanées ont aussitôt éclaté, jeudi, sur la grande avenue Bourguiba, au centre de Tunis, ainsi que dans la région d’origine de Mohamed Brahmi. Ennahda pointé du doigt cet homme de 58 ans très critique envers islamistes est le deuxième ténor de la gauche tunisienne à tomber sous les balles, après l’assassinat de Chokri Belaïd, le 6 février dernier. Le pouvoir avait alors imputé ce crime à un groupuscule islamiste radical. Dans une allocution télévisée, le président tunisien, Moncef Marzouki, a parlé d’une “deuxième catastrophe nationale” après la mort de Belaïd. “Les responsables de ce drame veulent montrer que la Tunisie (…) peut basculer elle aussi [dans la violence], ils veulent démontrer que le printemps arabe a échoué”, a-t-il déclaré en référence à l’Égypte où des violences meurtrières ont lieu depuis le renversement par l’armée le 3 juillet du président islamiste. Le chef du gouvernement, Ali Larayedh, a également appelé les Tunisiens au calme, soulignant que cet assassinat “ne doit pas être exploité pour semer le trouble et inciter les Tunisiens à s’entretuer”.

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