Situation sécuritaire en Afrique du Nord : l’Algérie prendra part à la réunion ministérielle qui se tiendra à partir d’aujourd’hui en Libye.
L’Algérie soumettra à partir d’aujourd’hui 4 propositions pour sécuriser les frontières avec les pays voisins. L’annonce faite par les sources d’Echorouk proche du dossier font état de la présentation des propositions algériennes lors de la réunion ministérielle régionale qui se tiendra à partir d’aujourd’hui à Tripoli.
Les propositions algériennes incluront la formation des patrouilles conjointes afin d’intensifier la présence et le niveau de performance et d’efficacité des patrouilles dans les zones frontalières. Il s’agira aussi de mettre en place des canaux de communication entre les différentes entités sécuritaires des pays de la région. L’échange d’information concernant les méthodes et les itinéraires utilisés par les contrebandiers d’armes. En parallèle, il sera nécessaire de renforcer les capacités logistiques et matérielles des hommes du terrain pour répondre à toute la menace sécuritaire dans la région.
Echorouk a aussi appris de source officielle que la réunion des ministres de l’intérieur à laquelle assistera de la part de l’Algérie, Daho Ould Kablia, visera à développer une stratégie commune pour assurer la sécurité et la stabilité dans la région. Toute la stratégie sera basée sur les informations et autres statistiques et données sécuritaires qui seront présentés à Tripoli. L’Algérie exposera les données sur la lutte que l’Algérie a mené pour face à ce phénomène notamment lorsque des tentatives d’introduction d’armes par des contrebandiers ont été avortés. Il s’agissait d’armes et d’artillerie lourde en provenance de Libye. La plus dangereuse de ces tentatives a été déjouée en janvier dernier lorsque quatre véhicules à quatre roues motrices avaient tenté d’introduire des armes, des fusils et des lance-roquettes à travers la frontière libyenne dans le sud de l’Algérie.
D’autres pays sont également invités à cette réunion: le Tchad, l’Egypte, le Niger, le Mali, la Mauritanie, le Maroc et le Soudan.
Jeudi à Washington, le Premier ministre libyen par intérim Abdel Rahim al-Kib avait discuté avec ses interlocuteurs américains de cette question.
Un haut responsable américain avait alors indiqué que Washington allait, avec ses partenaires essayer de coopérer avec (les Libyens) pour rétablir la sécurité.