Abdelhakim Belhadj: Celui qui a une preuve contre moi qu’il la ramène.
Comment décririez-vous la situation sécuritaire, alors que les arme vendent comme du pain en Libye ?
La raison de la situation que vit la Libye après la révolution, c’est que nous avons hérité d’un pays sans système, ni institutions et ni constitution. Ces données augmentent le volume des défis, en plus, nous avons hérité d’un grand arsenal d’armes qu’on ne maîtrise pas, après que l’ancien régime a ouvert les magasins d’armes, le fait qu’on retrouve les armes entre les mains des individus et des groupes en toute impunité, et le résultat est que les insurgés sont en dehors du contrôle de l’Etat.
Mais il y a des institutions élues, pourquoi ces insurgés ne se sont pas soumis à ces dernières?
Nous blâmons le gouvernement, qui n’a pas commencé par une initiative pour influencer ces hommes armés, mais en laissant la situation telles qu’elle était, les pillages et la tueries des innocents, et tous ces actes sont rejetés en bloc.
En votre qualité de responsable des groupes armées, assumez vous également la responsabilité?
Nous sommes dans un Etat qui entre-déchire, et la situation laisse à désirer surtout à l’intérieur, et que la main de l’ancien régime est toujours présente, ce système a contribué aux conflits, et les défis de notre souffrance est celui de la crise des frontière tout au long des milliers de kilomètres, et il est sûr que les ministères de l’intérieur et de la défense sont incapables de coordonner les frontières comme il le faut en plus de l’échec du gouvernement.
Vous incombez la responsabilité seulement au gouvernement, et vous, avez vous aussi la votre dans cette situation?
Je n’ai pas l’intention de me défendre, et permettez-moi de rappeler mes chers lecteurs que depuis nous sommes entrés à Tripoli, alors que j’étais à la tête du conseil militaire, nous avons encerclés les hommes armés, et je vous assure que leur nombre était limité et nous avons été en mesure de présenter une liste des hommes armés au premier gouvernement, puis j’ai exigé à ces hommes armés deux choses .. Ceux qui souhaitent de continuer à porter les armes, qu’ils rejoignent les institutions de sécurité de l’Intérieur ou de la Défense, ou abandonner leurs armes et de retourner à la vie normale et normale, mais les choses se sont complexées après.
Vous accusez qui précisément?
Le premier bureau exécutif présidé par Mahmoud Djibril , avec qui j’ai profondément discuté sur ce sujet. Je lui ai dis que le meilleur pour la Libye et son peuple est l’amnistie générale. Mais ils ont crée la commission suprême de sécurité sans l’ intérieur et de la défense , et le résultat est que le nombre des hommes augmente, et dépasse même celui des français.
Vous parlez de la création d’un Etat moderne, êtes-vous pour un état civil ou religieux?
Je demande la création d’un Etat civil, qui sépare les pouvoir, ou la loi sera au dessus de tous, on ne veut pas revivre la même expérience que celles que nous avons vécu pendant quatre décennies. Cela ne devrait pas se répéter en Libye après la révolution, nous travaillons pour une Libye démocratique où les citoyens jouissent de la liberté tout en proposant ses idées.
Mais certains ont commencé à diviser le gâteau, à l’instar de gouvernement régional d Barka?
Qu’on soit précis dans la description , ils n’ont pas déclaré leur autonomie , ils demandent un état fédéral , et je crois que cette revendication démocratique et légitime.
Il est clair que l’Etat libyen dans son ensemble est confisqué, et ne trouve pas son libérateur ?
Je partage votre opinion dans la description , je ne trouve pas d’arguments sur l’enlèvement du Premier ministre, et surtout, il n’a pas présenté sa démission, comment occuper toujours le poste et personne n’assure sa sécurité…
Vous êtes accusé d’être derrière l’attaque terroriste de Tigantourine?
Tout d’abord, je tiens à souligner quelque chose avant que je vous réponde , j’informe les parties qui m’accusent que mon grand-père était parmi les partisans du jihad et la lutte héroïque des Algériens contre l’invasion française , les histoires que nous racontent les légendes Algériennes ne sont pas effacées de ma mémoire , nous sommes tous fiers d’appartenir à cette région , qui comprend l’Algérie et que juste la ligne imaginaire qui nous sépare. Deuxièmement, les défis auxquels sont confrontés les deux pays souhaitent est celui de la stabilité de la région , et dieu merci l’Algérie est consciente de ce fait. Troisièmement , ce qui a été marchandé contre moi, n’est rien que des mensonges et des calomnies.
Etes vous interdit d’entrée en Algérie?
Je suis vraiment pas informé officiellement d’une telle décision.
En Tunisie, on vous accuse d’être derrière l’assassinat Chokri Belaid?
Je suis arrivé au point d’avoir peur de trouver un âne en Irak, ou un tsunami qui frappera l’ Indonésie, et qu’on m’endossera cette responsabilité. Et quant à l’accusation portée à mon encontre par les médias tunisiens, il y a un agenda politique derrière, j’ai déposé une plainte contre certains journalistes, et il y a ceux qui ont présenté leurs excuses et d’autres qui ont retiré leurs accusations.
Les pays de la région connait le phénomène «djihadistes» qui se battent contre Bachar al-Assad, comment voyez-vous cette question?
Avant cela, nous sommes avec le soutien de la question syrienne, le régime syrien extermine son peuple pour rester au pouvoir, mais la participation des non-syriens, ne fera qu’accentuer la crise. c’est une affaire très sérieuse, et de ce point de vue, je ne conseille pas les jeunes d’aller à Syrie.