Ahmed Ben Helli : ” La Syrie doit appliquer le plan arabe de sortie de crise “
Le vice-secrétaire général de la Ligue arabe, Ahmed Ben Helli, revient dans cette brève interview accordée à Echorouk sur le plan de sortie de crise en Syrie proposé par la Ligue arabe et approuvé par Damas. Ahmed Ben Helli a dit que l’Organisation continuera de négocier avec toutes les factions d’opposition en Syrie et ne se contentera pas de pourparlers avec les membres du Conseil national Syrien (CNS) et a montré également les mécanismes mis en place par la Ligue arabe pour atteindre ce qui a été mentionné dans la feuille de route proposée par la Ligue arabe.
Echorouk : La Syrie a approuvé le plan arabe de sortie de crise sans aucune réserve. Comment la Ligue évalue-t-elle la réponse de Damas ?
Ben Helli : La réponse de la Syrie est positive.
Echorouk : Le président syrien Bachar al-Assad a admis le contenu du plan arabe qui contient une clause portant sur l’ouverture de la voie du dialogue avec l’opposition. Mais, cette dernière refuse en bloc cette clause. Comment expliquez-vous ça ?
Ben Helli : L’opposition syrienne n’est pas d’accord sur un point commun. Il existe une opposition à l’intérieur du pays et une autre à l’extérieur. Ce qui est sûr, c’est que l’Organisation négociera avec toutes les factions de l’opposition interne ou externe.
Echorouk : Le Conseil national syrien a annoncé hier dans son communiqué que Bachar Al-Assad tente de gagner du temps et ne traite pas la revendication de la Ligue avec sérénité ?
Ben Helli : C’était leur propre point de vue (CNS). Nous avons élaboré un bon plan qui a été approuvé par les responsables syriens. Nous allons traiter la question selon le contenu de la feuille de route proposée par l’Organisation.
Echorouk : La Ligue arabe, a-t-elle fixé de date pour concrétiser ce qui a été noté dans le plan de sortie de crise ?
Ben Helli : Selon le plan, ce qui a été décidé doit être appliqué immédiatement et aucune autre date n’a été fixée. L’application a débuté dès hier avec notamment la réunion qui a eu lieu entre le secrétaire général de l’Organisation Nabil Al-Arabi et une délégation de l’opposition syrienne.
Echorouk : Quels sont les mécanismes mis en place par la Ligue arabe pour parvenir à une sortie de crise en Syrie ?
Ben Helli : La rencontre qui a réuni le comité ministériel avec de hauts responsables, dont le SG de la Ligue arabe, s’est basée sur la recherche de mécanismes adéquats devant permettre de mettre en œuvre cet accord portant sur l’aide à accorder aux frères Syriens pour sortir de la crise qui secoue le pays. Une délégation de la Ligue devra analyser la situation actuelle en Syrie et devra aussi s’entretenir avec des responsables de ce pays. Un groupe de travail de la Ligue composé d’Organisations humanitaires affiliées à l’Organisation panarabe, l’Union des avocats arabes, Union interparlementaire arabe (UIPA), la Commission permanente arabe pour les droits de l’Homme, la presse internationale et arabe où l’ensemble des journalistes arabes et étrangers sont invités à prendre part, selon le contenu du plan arabe de sortie de crise en Syrie.
Echorouk : Qu’est-ce que vous voulez dire par les hauts responsables ?
Ben Helli : Je parle des ministres des Affaires étrangères d’Algérie, d’Égypte, du Soudan et du Sultanat d’Oman présidé par le Premier ministre et chef de la diplomatie du Qatar, Cheikh Hamad ben Jassem al-Thani.
Echorouk : Quelles sont les garanties données par le gouvernement syrien à ce sujet ?
Ben Helli : Les garanties constituent l’accord exprimé par la Syrie pour le plan de sortie de crise proposé par la Ligue et les autres garanties sont la mise en œuvre effective des clauses de la feuille de route.