Al-Atlas TV mandate des avocats en Algérie et en Suisse
La chaîne satellitaire privée, Al-Atlas TV qui fait l’objet de saisie de ses équipements et d’interdiction d’émission a engagé des avocats pour défendre son droit à l’exercice du journalisme.
Pour rappel, il y a quelques jours des éléments de la Gendarmerie nationale ont fait une descente dans les locaux de ladite chaîne et saisi tous les équipements utilisés par le personnel de la chaîne.
Cet incident sans précédent a suscité des réactions tant à l’échelle nationale qu’internationale, au point où même le représentant des libertés à l’ONU a manifesté sa solidarité au directeur général de la chaîne.
Dans une déclaration à Echorouk, Hichem Baouallouche, directeur général de la chaîne a indiqué que l’entreprise a engagé des avocats pour assurer sa défense suite à l’atteinte à sa liberté d’exercice du journalisme, dont le siège a fait l’objet d’une descente des gendarmes ayant saisi toutes ses caméras.
Selon lui, les avocats entameront leur travail dès ce dimanche en programmant une rencontre avec le procureur de la République, tandis que les autres avocats mandatés en Suisse devraient saisir les instances internationales.
Hichem Baouallouche a ajouté avoir reçu un message de solidarité de la part du représentant spécial du secrétaire général de l’ONU pour la liberté d’expression, lui promettant d’examiner la question avec les autorités algériennes.
Un représentant de l’Union européenne a, lui-aussi, envoyé un message à la chaîne Al-Atlas TV lui promettant aussi de débattre de cette affaire avec les autorités algériennes, selon notre interlocuteur.
Outre ces messages de soutien, 25 partis politiques et 10 personnalités indépendantes ont dénoncé vendredi la fermeture par le pouvoir « autoritaire » les locaux de la chaîne, qualifiant le fait d’agression grave de la Constitution et des libertés garanties par la Loi fondamentale.
Les initiateurs du communiqué ont appelé “les décideurs à régler la situation le plus tôt possible pour rendre justice à Al-Atlas TV, à savoir l’administration, le personnel et les journalistes et cesser ces pratiques”.