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Algerie-France : Schizophrénie politique et historique tumultueux

الشروق أونلاين
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Algerie-France : Schizophrénie politique et historique tumultueux
Le député Hervé Gaymard

Le député UMP considère la relation entre Alger et Paris de « Schizophrénique », Belkhadem rappelle que « Nous continuerons, nous, nos enfants et petits enfants à exiger cette reconnaissance ».

  • Le député français et  rapporteur du projet de loi de convention de partenariat entre l’Algérie et la France, Hervé Gaymard, considère « la relation franco-algérienne confine parfois à une forme de schizophrénie ». A propos de ces divergences qui minent les relations bilatérales,  notamment la question de la repentance de la France coloniale pour ses crimes durant l’occupation, l’ancien ministre de l’Économie, des Finances et de l’Industrie sous Jean-Pierre Raffarin estime que « (…) Il y a des instances de coopération et de dialogue qui peuvent contribuer à aplanir les différends (…). Il ajoutera dans son intervention devant le parlement français, le 21 octobre 2009 que « La question des cimetières est effectivement hors champ de la convention mais reste à rappeler. Il n’y a dans le texte de la convention aucune stipulation spécifique sur les Harkis (…) » A l‘origine du froid entre les deux pays, la demande d’Alger à Paris de reconnaître les crimes imputés à la colonisation française durant la colonisation (1830-1962) demeure une condition sine qua non. A ce sujet et en cette veille du 1er novembre, l’Algérie tient plus que jamais à ce que la France présente ses excuses au peuple Algérien. Le secrétaire général du front de libération national, Abdelaziz Belkhadem est revenu sur la question, depuis Ain Oulmène près de Sétif ou il a tenu une conférence à l’occasion du 55e anniversaire du déclenchement de la guerre de libération nationale le 1er novembre 1954. Sétif, Kharrata et Guelma étaient le théâtre des événements du 8 mai 45 ou a eu lieu le massacre de plusieurs milliers d’Algériens. Le ministre d’Etat a déclaré que la France « doit excuses et réparations pour les crimes barbares et génocidaires commis durant 132 ans par le colonialisme en Algérie ». Belkhadem ajoutera que « La période de destruction coloniale fut la plus difficile et la plus horrible jamais vécue par notre peuple ». Le président français, Nicolas Sarkozy a reconnu, lors de sa visite en Algérie en décembre 2007, les méfaits de cette occupation et avait fermement dénoncé le système colonial qu’il a qualifié d’« injuste par nature » se refusant toutefois à l’idée de « repentance », considérant qu’il s’agissait d’une forme de « haine de soi » et de « dénigrement de son pays ». La position de la France reste inflexible et alimente la tension entre les deux rives tout en suscitant la polémique. Profitant du 55 eme anniversaire du declenchement de la revolution algerienne, Abdelaziz Belkhadem affirme que  « les Algériens sont en droit d’exiger cette reconnaissance car il s’agit également de notre droit à la mémoire collective ». Accentuant la revendication, le conferencier a martelé,  jeudi passé, à partir d’Alger, que « Nous continuerons, nous, nos enfants et petits enfants à exiger cette reconnaissance ». Le secretaire general du FLN s’est demandé « comment celui qui parle de glorification de la colonisation peut-il faire fi de la revendication de tous les peuples colonisés et au premier chef le peuple algérien, celle de présenter ses excuses à tous ces peuples ».  

  

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