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Analystes et juristes: «La “période de transition”, le 7e candidat à la présidentielle»

الشروق أونلاين
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Analystes et juristes: «La “période de transition”, le 7e candidat à la présidentielle»

Plusieurs voix se sont élevées tout récemment pour réclamer une période de transition à l’occasion des présidentielles du 17 avril 2014, à commencer par l’ex-chef de l’Etat, Liamine Zeroual, en passant de l’ancien chef de gouvernement, Mouloud Hamrouche, le général Benhadid, le FFS, la coordination des boycotteurs, le communiqué du FIS-dissous y compris le président-candidat par la voie de son conseiller spécial, Abdelaziz Belkhadem.

Sur ce sujet, on se demande si une période de transition a un rapport avec la victoire de Bouteflika aux élections ou non?

Pour l’analyste politique, Amer Rekhila, nul politique n’aura le courage d’assumer les répercussions d’une décision d’aller vers une période de transition, notamment en l’absence d’un consensus politique de dissoudre les instances actuelles pour aller vers une période de transition. «Pas question d’évoquer ce sujet à l’heure actuelle, car s’il est ouvert il ne sera pas clos de si tôt», a-t-il estimé.

D’après l’analyste, les données actuelles corroborent le « scénario d’un maintien du statu quo lors de ces élections », estimant qu’aucune réaction n’accompagne l’annonce des résultats. « Dans la conjoncture actuelle, il est pratiquement impossible de revenir à la case départ », a ajouté l’ex-membre du Conseil constitutionnel.

Pour lui, la sortie médiatique du président « invisible » en compagnie du secrétaire d’Etat américain et de l’émir du Qatar devrait impacter le lectorat algérien, notamment chez les partis soutenant Bouteflika, les organisations et la famille révolutionnaire.

Rekhila considère le fait de donner un aspect politique à la visite en Algérie de John Kerry et de cheikh Tamim Ben Hamad Al Thani et aux images publiées sur le président-candidat semble barrer la route à toute période de transition dans le pays. « Mon ami Benflis sera le premier à être affecté par la visite de Kerry et de cheikh Tamim Ben Hamad Al Thani».

Quant à Mohamed Kennaï, président de la Commission des finances et du budget de l’Assemblée populaire nationale, l’appel lancé pour une période de transition résulte des craintes de la classe politique que les résultats soient déjà connus et remportés par un des six candidats et que le rendez-vous n’est qu’une formalité.

Contacté par Echorouk, Mohamed Kennaï s’est posé une série de questions au sujet de la période de transition. La revendication d’une période de transition vise-t-elle l’arrêt du processus électoral ? Est-elle liée à la victoire du président-candidat ? Sera-t-elle (revendication) maintenue en cas d’une défaite du président sortant ?

Dans la conjoncture actuelle, le président de la Commission des finances et du budget de l’Assemblée populaire nationale (APN) estime que ce qui importe le plus c’est bel et bien de garantir des élections transparentes, garantir la neutralité de l’administration, élire un président dès le premier tour ou au deuxième tour pour aller vers une période de consensus et non de transition fondée sur une nouvelle Constitution et non une Constitution révisée en associant tous les acteurs.

Pour Dr Kellala, le quatrième mandat est en lui-même une consécration des périodes de transition qui a pour but de gagner du temps, continuer de fuir en avant et maintenir le statu quo.

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