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Aux premières lignes, repas froids pour les éléments de la sécurité

الشروق أونلاين
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Aux premières lignes, repas froids pour les éléments de la sécurité

Le repas de l’Iftar de Ramadhan était loin d’être ordinaire avant-hier, pour les forces de l’armée déployés dans la forêt d’Azazga, alors qu’elles s’apprêtaient à livrer bataille contre des terroristes qui devaient transporter quantité d’armes au maquis. Du lait et des dattes sans s’attarder…tel est le quotidien des éléments de l’armée, de la gendarmerie, de la police et de la garde communale dans les régions qui connaissent un intense mouvement de terroristes.

  • Alors que le muezzin appelle à la prière et que c’est l’heure de rompre le jeûne, des hommes sont mobilisés pour déjouer des plans criminels et terroristes; plus intenses durant ce mois sacré car leurs commanditaires profitent des heures de l’Iftar pour perpétrer leurs forfaits.
  • Du coup, pas de taraouih dans les mosquées, pas de soirées ramadhanesques, pas de dîner en famille pour les éléments de la sécurité dont la vigilance doit être accrue.
  • Si dans les casernes, l’on tente de créer une ambiance conviviale, il en est tout autrement dans les montagnes où les soldats sont mobilisés dans le cadre de la lutte antiterroriste. Des cuisines mobiles accompagnent les militaires sur le terrain, explique un soldat déployé dans la région de Tademaït. Certains optent pour une date ou une cigarette pour rompre le jeune en attendant d’être relevés pour prendre le repas qui se fait par groupe.
  • Le temps qui s’étend entre une heure avant l’Iftar et jusqu’après est considéré comme très sensible, a indiqué notre interlocuteur. Les terroristes saisissent ce moment précisément pour se déplacer ou exécuter des attaques. C’est pour cette raison que le degré de vigilance est relevé. Les heures de la relève des éléments changent afin de limiter les probabilités d’agression.
  • Les éléments des gardes-frontières à Bechar, Tindouf et l’extrême Sahara pâtissent également d’une situation similaire, car les contrebandiers sont à l’affût de la moindre relâchement pour passer à l’action. La température excède les 50 degrés, ne facilite pas le jeûne. Toutefois, l’on tente dans les casernes des gardes-frontières d’égayer le quotidien avec la préparation de différents plats, y compris le Qalb El Louz, « spécialité d’un de nos gendarmes », reconnaît un garde-frontière à Hassi Khbi. Ici encore, c’est une furtive rupture de jeûne, une date ou une cigarette, en attendant la fin  du service, de la brigade ou de la permanence.
  • Les gendarmes mobilisés dans le cadre du plan sécuritaire spécial ramadhan, ne bougent pas de leurs postes. Ils prennent leur repas au niveau de la brigade à la fin de leur service, ou alors dans « la Toyota ».
  • Les policiers, particulièrement, ceux chargés de la circulation se voient exercer leur mission debout la journée, sous un soleil de plomb et la soif est leur ennemi numéro un. Autre bémol, le nombre d’infractions qui monte en flèche ce mois-ci et les automobilistes qui trouvent à prétexter le jeûne comme cause de leur délit. Pire, le même prétexte est servi tout au long des soirées du ramadhan.

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