Benhabylès: “Bouteflika refuse l’expulsion des réfugiés syriens et subsahariens”
La présidente du Croissant-Rouge algérien (C-RA), Saïda Benhabylès a révélé samedi au site électronique «Algérie-Monde» que le président de la République, Abdelaziz Bouteflika refusait d’expulser les réfugiés syriens, maliens et nigériens qui ont fui leurs pays respectifs pour l’Algérie.
«Le président Bouteflika a donné récemment des instructions de ne procéder à l’expulsion d’aucun réfugié, quelle que soit sa nationalité et que dit-on lorsqu’il s’agit de nos frères arabes ?», a indiqué la présidente du C-RA en répliquant aux rumeurs faisant état de l’expulsion de ressortissants syriens qui s’étaient refugiés en Algérie. «Nous n’avons refoulé ni Syriens ni autres et il n’y a aucun plan visant cela. Au contraire, nous avons reçu des instructions de les accueillir et de leur venir en aide, eux qui ont fui les guerres et les conditions affligeantes de la vie».
Dans le même sillage, Saïda Benhabylès a tenu à expliquer que des réfugiés ont été transférés récemment par leur propre volonté et que les autorités algériennes ne les ont jamais forcés de partir.
« Ceux-ci ont reçu des assurances de leurs proches à Damas que la sécurité s’était rétablie », a-t-elle poursuivi précisant que « les réfugiés qui ont regagné leur pays s’étaient installés à Mascara à l’Ouest du pays et ils devraient être des commerçants. Lorsque nous les avons rencontrés, ils nous ont appris qu’ils désirent rentrer dans leur pays et qu’ils ont les frais du billet. Nous, nous avons accompli notre devoir et la presse mondiale était témoin à l’aéroport et il ne s’agissait point d’expulsion».
La première responsable du C-RA a souligné, par ailleurs, que les réfugiés syriens établis en Algérie menaient une vie normale et qu’ils s’intégraient facilement à la société algérienne compte tenue des facteurs communs entre les deux sociétés, comme la langue, la religion et les coutumes et contrairement aux réfugiés subsahariens.
« Les réfugiés syriens se sont installés en grand nombre à Alger et Tlemcen et leurs enfants sont scolarisés de manière normale. D’ailleurs, nous ne leur avons demandé que de faire une déclaration sur l’honneur du niveau d’études de leurs enfants et nous ne leur avons pas exigé d’attestation d’inscription », a-t-elle fait savoir.