BM: “L'Algérie parmi les pays qui utilisent à l'envi les réserves de change”
La Banque mondiale (BM) a déclaré dans son rapport annuel que l’économie algérienne ne pouvait pas supporter le déficit dû à l’impact du choc pétrolier, ce qui l’a incité à l’utilisation des réserves de change en devises et les fonds de régulation des recettes pour le financement de ce déficit budgétaire.
En effet, selon ce rapport, les marchés émergents et les pays en développement exportateurs de produits de base ont eu du mal à s’adapter à la faiblesse des cours du pétrole et d’autres produits essentiels, ce qui explique la moitié de cette révision à la baisse.
Et partant, après avoir tablé sur une croissance de 3,9% pour 2016 en janvier dernier, la BM a abaissé cette prévision à 3,4%, contre 2,9% en 2015, mais a souligné que la croissance économique devrait rebondir grâce à l’activité des secteurs gaziers par l’entrée en production de plusieurs projets gaziers et à la solidité de l’activité hors hydrocarbures. Dans ce sens, l’Algérie a occupé la 9e place mondiale dans la production du gaz naturel en 2014 avec 83 milliards de m3 extraits, selon un rapport de la BM.
Toujours selon ce rapport de la BM sur les perspectives économiques pour l’année 2016, cette tendance à consommer les réserves de change et les fonds de régulation est particulière à l’Algérie et aux pays du Conseil de coopération du Golfe et est due à la dépendance de l’économie de ces pays aux hydrocarbures et la conséquence de la chute des prix du pétrole.
Ce rapport cite, entre autres, l’Algérie, l’Irak et l’Arabie saoudite comme les pays qui usent et abusent de ces réserves dans le but de combler le déficit budgétaire induit par le choc pétrolier.
Egalement, dans ce rapport, l’Algérie est mal classée dans la région MENA (Moyen-Orient et Afrique du Nord) par rapport à l’Irak, en dépit de son instabilité, et mieux que le Yémen et la Syrie où la croissance devrait remonter légèrement en 2016.