Bouteflika: «Aït Ahmed était une sommité historique…»
Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a envoyé un message de condoléances à la famille et aux proches du défunt, le moudjahid Hocine Aït Ahmed, l’un des dirigeants de la Révolution du 1er -Novembre 1954 et a décrété un deuil national de huit jours sur l’ensemble du territoire national, à compter de vendredi 25 décembre 2015.
En effet, dans ce message, le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a qualifié «le défunt Hocine Aït Ahmed comme l’un des grands hommes de l’Algérie, un éminent militant et un dirigeant historique hors pair, une sommité dont les valeurs humaines, la finesse et l’intelligence politique inégalées avaient éclairé un pan de l’histoire du militantisme algérien et marqué de leur empreinte l’histoire de tous les mouvements de libération de par le monde».
«Dirigeant historique du mouvement national et de la Révolution algérienne, le défunt rejoint, très jeune, le PPA puis le MTLD, où il perce rapidement en faisant preuve d’une intelligence vive et prompte et de beaucoup de bon sens, forçant ainsi l’admiration et le respect de ses compagnons qui se joignent à lui pour se frayer un chemin sur la voie de la Libération, par la réflexion et la recherche des meilleures voies à même de lutter contre l’occupant», lit-on encore dans le message.
«Ce même occupant qui l’a persécuté, emprisonné et torturé sans pour autant entamer sa détermination et sa volonté à défendre sa cause juste. Il poursuit dans les geôles sa lutte acharnée, mû par une foi inébranlable en la justesse de sa cause et par un courage héroïque, jusqu’à ce qu’il parvienne miraculeusement à s’évader de prison», a encore écrit le président Bouteflika.
«Je n’oublierai point son courage, ni sa bravoure et son charisme qui ont marqué les différents évènements liés à l’Histoire de l’Algérie, depuis l’OS qu’il a présidée à une période des plus sombres, jusqu’à ses positions courageuses et ses avis judicieux qui éclairaient les nombreuses rencontres et conférences internationales, en passant par son évasion des geôles du colonisateur, la fondation du bureau du Maghreb où il avait grandement contribué à faire connaître les pays arabes d’Afrique du Nord, le détournement par l’armée française de l’avion qui le transportait avec ses compagnons dans une opération de piraterie inédite, la menace qui pesait sur les frontières algériennes et qu’il a vite écartée en les défendant avec tout son attirail et ses hommes, son rôle dans le GPRA dont il devient membre alors qu’il est incarcéré et dans l’opposition où il fut une icône incontestée», a-t-il encore ajouté.
Par ailleurs, le premier secrétaire national du FFS, Mohamed Nebbou, a confirmé que le défunt sera enterré dans sa ville natale, Aïn el-Hammam (wilaya de Tizi Ouzou) selon ses dernières volontés.