Bush et sa phobie terroriste
Alors que le bilan de la sauvage attaque israélienne contre les palestiniens de Gaza dépasse les 920 morts, le président sortant américain continue à cautionner l’État hébreu et accuser le mouvement palestinien Hamas de tous les torts, y compris des bombes israéliennes ! Il parle également de danger terroriste contre les États-Unis.
- Lors d’une conférence de presse, probablement sa dernière à huit jours de la passation de pouvoirs à son successeur, George Walker Bush remet sur la table la menace terroriste qui guette encore, selon lui, le territoire des États-Unis. La possibilité d’un attentat sur le sol américain est “la plus grave menace” à laquelle Barack Obama sera confronté, et il existe toujours un ennemi qui voudrait faire du mal aux Américains, avertit-il. Bush prédit une “menace majeure” avant de poursuivre sur le danger que représentent la Corée de Nord et surtout et essentiellement l’Iran.
- Le président sortant saisit ainsi l’occasion de ressortir le vieux refrain des États-Unis et leur guerre contre le terrorisme. Peu importe l’ennemi, fictif ou réel, l’essentiel c’est d’en avoir, une question existentielle pour les USA.
- Exterminer les palestiniens semble également un élément existentiel pour Israël, il l’a même avancé comme argument à sa sauvage agression contre Gaza. Une agression soutenue de façon indéfectible par G.W.Bush. Ce dernier a répété ce lundi qu’il était en faveur d’un “cessez-le-feu durable” mais que la responsabilité en revenait au mouvement islamiste Hamas qui contrôle le territoire palestinien. A se demander qui est la victime dans cette boucherie de Gaza ? Laquelle des deux parties déplore près de mille morts et laquelle en enregistre une vingtaine ? Qui sont ravagés par l’horreur, la douleur et la faim ? Et à qui Bush veut-il faire avaler son histoire ?!
- Le président sortant poursuit, approuvant comme à l’accoutumée l’initiative de l’Égypte, le bon élève du monde arabe pour les États-Unis. Pour Bush, “la meilleure façon d’obtenir ce cessez-le feu était de travailler avec l’Egypte pour arrêter le trafic d’armes vers Gaza qui permet au Hamas de poursuivre ses tirs de roquettes”.
- Cette accusation à peine voilée à propos d’armes qui transiteraient par la frontière entre Gaza et l’Égypte a toutefois été rejetée à maintes reprises par le Caire.