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Cancer : 20 000 Algériens meurent chaque année

Cancer :  20 000 Algériens meurent chaque année

« Le nombre de cancéreux a atteint les 280 000 cas de tous types de cancer, dont 44 000 nouveaux cas enregistrés au cours des premiers mois de l’année en cours, contre 40 000 cas recensés en 2010 », a déclaré la présidente de l’association El Amel d’aide aux malades cancéreux, Mme Kettab Hamida.

La présidente de l’association El Amel a déclaré à Echorouk que 10 000 nouveaux cas de cancer de sein ont été recensés chez les femmes en raison de la négligence des services hospitaliers et les retards accumulés dans la prise en charge des traitements nécessaires pour arrêter la propagation du cancer dans l’ensemble de l’organisme.  

L’interlocutrice a expliqué que toute femme atteinte de cancer de sein nécessite six séances de chimiothérapie qui tarde souvent à cause d’existence que de peu centres de soins au niveau national ainsi que la rupture criante des stocks  d’anticancéreux. 

Le cancer de sein est réputé comme étant la première cause mortelle chez les femmes en Algérie avec notamment une moyenne annuelle 3500 femmes mortes ; soit 10 cas par jour.

Quant au cancer du col de l’utérus, on dénombre 5 femmes qui meurent annuellement et on enregistre 3000 nouveaux cas/an.     

Quant au cancer de poumon, 9000 cas sont enregistrés chaque année chez les hommes, suivi du cancer de colon et celui de la prostate. Celle-ci devient un phénomène dangereux qui touche les jeunes âgés entre 45 et 50 ans, alors qu’elle touchait par le passé les hommes âgés de 65 ans.

En plus de ces types de cancer, s’ajoute le cancer du sang qui touche en particulier les petits enfants.   

Force est de noter qu’il n’existe au niveau national que 5 centres spécialisés dans le traitement du cancer à Alger, Oran, Constantine, Blida et le centre hospitalier militaire de Aîn Naâdja avec une capacité annuelle de traiter 10 000 patients.

Il convient de noter que 20 000 personnes meurent annuellement à cause du cancer.

Selon Mme Kettab Hamida, le nombre élevé de cas de morts chez les cancéreux en Algérie est dû à la gestion catastrophique du dossier de cette maladie dévastatrice par le ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière et les établissements de santé publique en charge du dossier ainsi que la Pharmacie centrale des hôpitaux (PCH) qui a arrêté l’importation de médicaments destinés au traitement du cancer en raison de son déficit.

S’ajoutent à cela, la loi sur les marchés publics qui constitue une véritable entrave aux hôpitaux en matière d’approvisionnement en médicaments, selon la même source. 

Le président du conseil national de l’Ordre des médecins, Mohamed Bekkat Berkani a déclaré, de son côté, à Echorouk que la prise en charge des cancéreux en Algérie est catastrophique en affirmant : « L’état de santé des cancéreux résulte de la mauvaise situation qui règne au sein des établissements de santé publique dans le traitement de cette maladie, notamment au niveau du service de lutte contre le cancer au  Centre Pierre et Marie Curie (CPMC) de l’hôpital Mustapha Pacha à Alger qui livre les patient à eux-mêmes en raison de la pression et au peu de moyen matériels et techniques mis en place. 

Selon le Professeur Berkani, plus de 80% des nouveaux cas de cancers décelés en Algérie sont dans des stades très avancés ce qui rend difficile leur traitement, dont la chance d’une guérison de cette maladie dans le pays ne dépasse pas les 30%. 

Les populations des wilayas de l’Est du pays les plus touchées par le cancer

La présidente de l’association El Amel, Mme Kettab Hamida, la population des wilayas de l’Est du pays est la plus touchée par le phénomène  avec 43% des cas enregistrés dans le pays. La wilaya de Sétif étant en première position en matière de cas de cancer. Selon Mme Kettab, la souffrance des cancéreux ne se limite pas seulement au manque de traitement radiothérapie mais aussi l’impossibilité des patients de se faire soigner à l’aide de scanner qui tombe en panne de manière récurrente dans les centres hospitaliers publics, ce qui oblige des familles de recourir au secteur privé pour le faire, mais à des coûts exorbitants.  

 Il est à rappeler que 28 000 patients nécessitent le traitement par radiothérapie, alors que  les 5 centres de radiothérapie à travers le pays n’ont qu’une capacité annuelle à traiter entre  8 000 et 10 000  patients seulement. 

Les patients non assurés souffrent des coûts des médicaments, des radios et des analyses

La présidente de l’Association a révélé que les cancéreux non assurés soufrent de sérieux problèmes financiers à cause de la hausse des prix des médicaments, ce qui conduit les patients à recourir à des associations et à des personnes à des cœurs charitables pour demander d’aide pour s’approvisionner en médicaments et pour se faire soigner.

La présidente a ajouté qu’il est prescrit à des femmes atteintes du cancer des traitements, à savoir des injections pendant une période 5 ans, dont le prix de chacune est à 20 000 DA.   

 

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