Charlie Hebdo : Les aveux du suspect!
Zaheer Hassan Mahmoud, 26 ans, a assuré en décembre à la juge d’instruction en charge de l’affaire ne pas avoir voulu tuer, selon « Le Parisien ».
nterrogé le 15 décembre 2020, Zaheer Hassan Mahmoud, suspecté d’être l’auteur de l’attaque près des ex-locaux de Charlie Hebdo, s’est montré prolixe.
« Je n’étais pas venu pour tuer… », lâche-t-il à la juge antiterroriste qui le questionne sur cette fameuse journée du 25 septembre 2020, date à laquelle il est accusé d’avoir sérieusement blessé deux employés d’une société de production à la feuille de boucher sur un trottoir de la rue Nicolas-Appert, dans le 11e arrondissement de Paris.
Selon Le Parisien, le Pakistanais de 26 ans assure ne pas comprendre comment il a pu « attaquer ou blesser autant quelqu’un ». Il reconnaît toutefois avoir été « choqué » par la republication des caricatures du prophète Mohamad (QSSSL) dans Charlie Hebdo, journal satirique qu’il ne découvre, via des vidéos sur YouTube et TikTok, que sept ou huit jours avant son passage à l’acte.
« Il s’agissait d’imams et des gens au Pakistan qui brûlaient des drapeaux français et qui manifestaient contre l’État français. J’ai voulu comprendre. C’est comme ça que j’ai entendu le nom de Charlie Hebdo », assure-t-il à la juge.
« J’étais en colère, c’était noir »
Repérages devant ce qu’il pense encore être les locaux du journal, visionnage de vidéos anti-Charlie… Le Pakistanais entre alors dans une véritable spirale.
C’est animé d’un sentiment de révolte qu’il se rend rue Nicolas-Appert. Dans son sac : trois bouteilles de white spirit et une feuille de boucher. Lors de son audition, il jure qu’il comptait dégrader les locaux. L’arme ? Elle ne devait lui servir qu’à se « protéger », pas à tuer.
Mais lorsqu’il passe devant les deux jeunes salariés de Première ligne, son esprit disjoncte : « J’ai vu un homme et une femme en train de rigoler entre eux. J’ai été pris de colère parce que je pensais qu’ils rigolaient sur moi. Ensuite, je n’ai rien compris, j’étais en colère, c’était noir, je ne savais pas ce que j’étais en train de faire », explique-t-il à la juge, toujours selon Le Parisien. Le suspect attaque violemment ses deux victimes, qu’il pense être salariées de Charlie Hebdo.