Cinéma : premières journées du court-métrage de Béchar
Les premières journées du court-métrage de Béchar ont débuté, mercredi, à la Maison de la culture, avec en compétition 17 œuvres de jeunes cinéastes de différentes wilayas du pays.
Cette manifestation cinématographique, qui s’étalera sur trois jours, à l’initiative de la Maison de la culture et l’association, « Ciné-Grouz », se veut un espace dédié à la promotion du court-métrage et à l’encouragement des jeunes cinéastes. Elle se propose également d’être un nouvel apport aux activités du 7e art à travers la wilaya, dont plusieurs sites comme ceux de Taghit sont généralement choisis pour être les décors naturels de productions cinématographiques, comme cela a été le cas dernièrement pour le documentaire-fiction, « Abdelkrim El Maghili » de Larbi Lakehal, programmé dans le cadre de la manifestation « Tlemcen, capitale de la culture islamique », soulignent les organisateurs. Les séances de projection, débuteront cet après-midi, avec la présentation du « Retour de la conscience » de Cheikh Issam, un court-métrage de treize minutes qui aborde le sujet des mères-célibataires. « La Corde » de Zamoum Omar, traite en 20 minutes de l’arrivée en Algérie de deux étrangers qui vont découvrir les réalités sociales et culturelles du pays, alors que « le Crime » de Hocine Merdjaoui s’intéresse au phénomène du trafic des drogues. De son côté, Dhimi Mohamed, dans sa production intitulée « Jeunesse et Drogues », s’intéresse à la propagation parmi cette catégorie sociale de la toxicomanie et des effets négatifs de la consommation des stupéfiants.
Les autres œuvres traiteront des thèmes divers liés notamment aux harragua (migrants clandestins), à l’emploi des jeunes diplômés, à la condition féminine et à l’engagement des artistes pour les causes justes. En marge de ces activités, un panorama du cinéma national figure également au programme de cette manifestation et ce à travers la projection de plusieurs longs-métrages, à l’exemple de « Chronique des années de braises » de Lakhdar Hamina, ainsi qu’une exposition sur l’histoire du cinéma arabe et international, à travers des affiches et autres documents photographiques. Par ailleurs, un cycle de formation et d’initiation aux techniques cinématographiques, a débuté mercredi sur le thème de la direction de l’image et de la vidéo numérique, et ce sous l’encadrement de réalisateurs et techniciens du cinéma, membres de l’association « Ciné-Grouz ». Des conférences-débats sur des sujets liés à l’histoire et le cinéma, à l’apport du conflit dans la construction dramaturgique et sur les principales technologies de prise de son et la direction de la photo au service du cinéma, seront organisés dès jeudi avec la participation de plusieurs professionnels nationaux du cinéma.