Criminalité urbaine: des bandes de samouraïs sèment la terreur dans nos quartiers
Les sabres de samouraïs sont devenus des armes très demandées par les bandes de malfaiteurs et de voyous qui les utilisent pour agresser et voler les citoyens de jour comme de nuit.
Suite à la multiplication des actes de violence urbaine et les batailles entre les différentes bandes de malfaiteurs, les sabres de samouraïs sont devenus des armes très prisées. En effet, les bandits et les malfaiteurs dépensent d’importantes sommes d’argent pouvant aller de 10 à 30 000 DA pour obtenir ces armes redoutables qui peuvent couper une personne en deux par un seul coup. Des ateliers clandestins spécialisés dans la fabrication de ces sabres font leur apparition au niveau de certains quartiers. Et selon des sources fiables, des individus importent ces armes clandestinement de différents pays, notamment asiatiques. Les bandes de malfaiteurs règnent en maîtres absolus sur des quartiers entiers où règne la loi de jungle. En effet, certains quartiers des grandes villes du pays telles qu’Alger, Annaba et Oran sont devenus des « territoires » dangereux. Quiconque ose y pénétrer exposera sa vie au danger. Les disputes qui éclatent dans ces quartiers se transforment souvent en véritables batailles où sont utilisées différents types d’armes notamment les sabres, les cutters, les bombes lacrymogènes, les cocktails Molotov et même les fusils harpons. C’est dire les proportions alarmantes qu’a pris la criminalité urbaine dans notre pays, notamment dans les grandes villes où les citoyens n’osent même pas s’aventurer et sortir après le coucher du soleil. Ainsi, le simple citoyen est toujours la victime. Pour rappel, Echorouk a déjà rapporté que la Gendarmerie et la Sûreté nationales ont élargi la liste des armes blanches, à 100 « objets », dont les coupe-ongles, tournevis, bouteilles, marteaux, arrache-clous etc. La juridiction compétente a, pour sa part, durci les sanctions contre les porteurs de ces armes blanches. En effet, les peines d’emprisonnement pour ce type d’infraction sont passées de six mois à deux années. L’exposition des épées dans les salons de thé, les cafeterias, les salons de coiffure dans des endroits où se réunissent les jeunes est strictement interdite. Les services de sécurité ont mis sous mandat de dépôt à Baraki un propriétaire d’un salon de coiffure pour exposition d’une épée sur un des murs de son local. A ce propos, des sources sécuritaires nous ont expliqué que les éléments de la police ont le droit de poursuivre en justice un citoyen pour port d’une arme blanche interdite, et ce selon l’aspect de son porteur : repris de justice, lors de bagarre etc. Il est important de préciser que tout moyen servant à commettre un crime est considéré comme une arme blanche.
Un journaliste d’Echorouk lâchement agressé
Notre collègue H.D. a été sauvagement agressé à la cité El Malha dans la commune du Gué de Constantine mercredi soir. En effet, en rentant chez lui comme d’habitude, il a été attaqué par des individus armés de couteaux et de cutters. Après lui avoir pris son téléphone portable, son argent et tout ce qu’il avait en sa possession, les criminels lui ont porté un coup au visage avec un couteau. Il a été gravement atteint. Laissé gisant dans son sang, il a été transféré à l’hôpital de Kouba où il a subi une opération chirurgicale au visage. Quelques jours plutôt, un autre citoyen a été gravement blessé par des malfaiteurs dans la même cité. En dépit de la multiplication des agressions et des vols dans cette cité, les services et les autorités concernées ne bougent pas le petit doigt pour rétablir l’ordre dans ce quartier devenu un lieu dangereux pour les citoyens.