Crise de carburant dans le pays du pétrole
Le président par intérim de l’Union nationale des investisseurs, propriétaires et exploitants de relais et stations-service (Uniprest)Samir Laribi tire la sonnette d’alarme.
La crise de carburant dans les wilayas de Ghardaïa, Ouargla, Batna, Biskra, El Oued, Bordj Bou Arrerridj et certaines wilayas du centre du pays a provoqué la colère des citoyens. Cette crise résulte de la fermeture des raffineries d’Arzew et d’Alger pour réaliser des travaux d’entretien. Cette décision a été prise sans prendre au préalable des mesures pour assurer l’approvisionnement des wilayas en essence et huiles automobiles. Pour assurer l’approvisionnement de certaines wilaya en carburant, les responsables du groupe Naftal ont fait appel aux services de la raffinerie de Skikda. En effet, des quantités de carburant sont acheminées par bateau de cette wilaya de l’est vers les wilayas de l’ouest et ce sans prendre en considération d’éventuelles mauvaises conditions météorologiques qui pourraient interrompre l’approvisionnement des stations-service de plusieurs wilayas du pays.
Par ailleurs, notre interlocuteur a affirmé que certaines stations-service ont été contraintes de fermer leurs portes faute d’approvisionnement en carburant. D’autres encore, assurent actuellement environ le tiers de carburant de ce qu’elles commercialisaient avant le début de cette crise. Ainsi, leurs chiffres d’affaires ont sensiblement baissé. « Qu’allons nous commercialiser au niveau de nos stations-service ? Veut-t-on qu’on réduise nos effectifs ? Les pouvoirs publics ne peuvent-t-ils pas ouvrir la raffinerie d’Adrar fermée depuis plusieurs mois à cause d’un différend avec le partenaire étranger ?», s’est interrogé M. Laribi. D’autre part, il a annoncé que l’Uniprest entrera en grève ouverte dans les prochains jours. Dans ce contexte, il a indiqué que la décision de l’enclenchement de cette grève ouverte sera prise lors de la réunion du bureau exécutif de l’Uniprest. « Nous allons déposer le préavis de grève conformément à la loi en vigueur Mais avant de recourir à cette action nous lançons un dernier appel aux pouvoirs publics pour l’ouverture d’un dialogue constructif dans la perspective de sauver notre métier », a indiqué à Echorouk M. Laribi.