Détérioration des conditions des étudiants : des mouvements de protestations au niveau de plusieurs universités du pays
Des milliers d’étudiants algériens appellent le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Rachid Haraoubia, à intervenir afin de trouver des solutions à leurs problèmes d’ordre pédagogique, d’hébergement et de restauration. Les mouvements de protestation se poursuivent depuis plusieurs jours. Celui enregistré mardi à travers plusieurs universités du pays a échappé au contrôle des responsables locaux du secteurs.
Les étudiants de l’Ecole Nationale des Statistiques et de l’Economie Appliquée d’Alger ont entamé mardi un mouvement de protestation contre l’absence d’internet au niveau de leur école et à cause de la surcharge au niveau des groupes. L’Union Général des Etudiants Libres (UGEL) a organisé le même jour un mouvement de protestation au niveau de la résidence universitaire des jeunes filles de Ouled Fayet I à Alger. Cette organisation estudiantine a menacé de doubler la protestation à cause de la dégradation des conditions de vie des étudiantes et l’indifférence de la directrice de cette résidence. Les étudiants dans la wilaya de Bordj Bou Arreridj ont poursuivi pour la deuxième journée consécutive leur grève ouverte. Les étudiants en deuxième année protestent contre l’insuffisance des postes proposés en master et regrettent le retard enregistré dans le démarrage des travaux dirigés (TD) ainsi que l’anarchie qui caractérisé l’administration universitaire. Les étudiants dénoncent, en outre, le manque des encadreurs dans toutes les spécialités. Selon plusieurs étudiants, les responsables de cet établissement universitaires continuent de faire la sourde oreille à leurs revendications et refusent d’ouvrir un débat avec les étudiants. L’union local des étudiants dénoncent la situation désastreuse dans laquelle est plongée ce pole universitaire et appellent le ministre de tutelle à intervenir dans les plus brefs délais. De leur coté, les étudiants dans la wilaya de Bechar ont organisé mardi une grève pour dénoncer les conditions lamentables dans lesquelles ils étudient. Le secrétaire général de l’Union National des Etudiants Algériens (UNEA), Brahim Bouleghane, a menacé d’intensifier le mouvement de protestation au cas où les responsables de ce pole universiatire ne prendraient pas en charge leurs problèmes. Il s’agit notamment des coupures d’eau fréquentes, manque d’hygiène et la mauvaise qualité des repas servis aux étudiants. Dans le même contexte, les étudiants demandent l’ouverture d’une enquête sur la situation au niveau de la cité universitaire de garçons Si Ferhat. La situation au niveau de l’université de Sidi Bel Abbes n’est pas très différente. En effet, les étudiants sont sortis dans la rue et fermé la route. Ils dénoncent la dégradation de leurs conditions de vie. Les étudiants accusent le directeur de wilaya des œuvres universitaires de fuir ses responsabilités. Les étudiants de la faculté des lettres et langues de l’université Hassiba Ben Bouali de Chlef protestent contre le recteur de la faculté qui a fait passer plusieurs étudiants en conseil de discipline. Le recteur aurait même déposé plainte à la police pour des raisons qui restent inconnues.