Détournement de 78 milliards de centimes: le Directeur Général de l’ENAP devant la justice
Une source proche de l’enquête a révélé à Echorouk que la brigade des investigations économiques relevant de la gendarmerie nationale qui enquête depuis plus de six mois est parvenue à remonter au principal accusé (B.Z.) qui a passé des marchés suspects et dilapidé un montant de 78 milliards de centimes, avec la complicité de trois employés de l’entreprise en octroyant des facilitations et des privilèges à un des clients.
- Le directeur de l’Entreprise Nationale de peinture (Enap), a été présenté hier matin devant la Cour de justice de Lakhdaria, dans la wilaya de Bouira, où se situe le principal siège de la société, sous l’accusation de passation illégale de marchés et dilapidation de deniers publics de l’entreprise qui compte plusieurs unités de production notamment à Alger, Mascara et Souk Ahras.
- Une source proche de l’enquête a révélé à Echorouk que la brigade des investigations économiques relevant de la gendarmerie nationale qui enquête depuis plus de six mois est parvenue à remonter au principal accusé (B.Z.) qui a passé des marchés suspects et dilapidé un montant de 78 milliards de centimes, avec la complicité de trois employés de l’entreprise en octroyant des facilitations et des privilèges à un des clients.
- Les services de la gendarmerie de Lakhdaria poursuivent les investigations dans cette affaire, au regard des nombreuses filiales de la société au niveau national et le chevauchement des responsabilités en raison de la non désignation d’un directeur durant deux ans, et l’importance de l’entreprise qui couvrait plus de 70% des besoins du marché national, avant sa décadence dès l’annonce du ministère des participations et de la promotion de l’investissement en 2003 de son intention de privatiser l’ENAP. L’opération fut ensuite abandonnée après l’échec des négociations avec une société européenne qui fournissait l’ENCG en matières premières, en raison de l’importance des investissements que requerrait l’opération de restructuration de l’entreprise algérienne et ses filiales, la rénovation de ses unités et la révision d’une gestion gangrénée. Cette situation a précipité l’ENAP dans l’incertitude, d’autant qu’elle demeurait sans directeur général depuis la mise à la retraite, à sa demande, de l’ancien responsable.