Echorouk rencontre les premiers usagers du métro d’Alger
Cherté des prix du billet et le manque de sécurité à l'intérieur des rames parmi les inquiétudes des usagers. Des milliers d'Algériens ont afflué hier vers les différentes stations du métro d’Alger, la capitale. Des jeunes, vieux et moins vieux, tout le monde y était. Ils ont décidé d'essayer les nouveaux moyens de transport dans la méga-ville d'Alger.
Quelques-uns ont dit qu’ils en étaient fiers pendant que d’autres avaient déjà remarqué le mauvais fonctionnement puisqu’on le compare aux systèmes de métro dans les pays européens. Mais la plupart d’entre eux ont pris un pic dans le tunnel. Le balade d’Echorouk dans les tunnels du métro récemment inauguré a commencé par son dernier arrêt à Hai el-Badr, commune de Kouba. Nous avons pris notre place dans la navette avec des dizaines de familles tôt le matin. Nous avons rencontré Hamid, un retraité qui a dit que l’Algérie célèbre deux fêtes aujourd’hui, d’abord celle du Jour de la Révolution (1er-Novembre) la deuxième fête c’est le métro.’’ Dira Hamid avant d’ajouter ‘’j’ai eu l’occasion d’utiliser le métro dans plusieurs pays européens et je crois que ‘’le nôtre’’ est exactement le même d’un point de vue normes’’ dira Hamid. Les prix élevés du ticket frustrent les utilisateurs. D’un point de vue économie, les 50 DA sont largement perçus comme étant un choix onéreux puisque le billet du bus est 3 fois moins cher, celui du taxi l’est également 3 fois moins pour les petites distances. Un agent de sécurité dans une société privée nous dira pour sa part qu’ ‘’ils ont dépensé des sommes colossales pour mener ce projet à bon terme, et maintenant ils veulent nous le faire payer”
Une dame que nous avons rencontrée pendant notre voyage dans le métro pense le contraire : pour elle ‘’le prix de 50 DA est acceptable. C’est mieux qu’utiliser les bus sales, pollués et dangereux en plus de la foule, le confort y est au métro et c’est propre ‘’ a ajouté la bonne dame.
Attention : Sortir de la bouche du métro vous fera payer 50 autres dinars
Manque de sécurité, distributeurs automatiques et couverture téléphonique.
Toujours sur notre lancée, nous avons discuté avec Mohamed, un retraité qui a vécu en Europe et qui voit la solution de prix dans ‘’l’utilisation du billet pour une période de temps qui expirera’’ Pour Mohamed ‘’Ils vendent des billets qui expirent après votre départ et ils vous obligent d’en acheter un autre si vous voulez réemprunter la métro’’
Les questions de sécurité ont été aussi abordées avec les utilisateurs dans le wagon. Les citoyens se sont plaints du manque de policiers qui’’ ‘’Supposez que quelqu’un soit attaqué par un criminel ou un voleur, qui interviendra ?’’ a dit Mohamed, la quarantaine. L’absence de couverture de téléphone portable était aussi de mise et qui va être soumise au président de la République.
A la fin, nous ne pouvions pas partir sans remarquer que les arrêts étaient étroits et trop proches des rames, ce qui nous fait ressentir un climat d’insécurité.